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Virus respiratoires


Les maladies virales touchant la sphère ORL et/ou pulmonaire


L'épidémie de COVID-19 nous touche de plein fouet. Les réseaux sociaux et les chaînes d'information continue déversent un flot continu de nouvelles alarmantes. Dans cette ambiance de panique, se tourner vers la nature nous permet de rester optimistes. Les virus sont une partie intégrante de la nature et l'observation nous offre certaines clés pour s'en protéger. Là où les traitements de médecine conventionnelle se sont souvent révélés très limités, les traitements naturels ont largement fait preuve d'efficacité. Ils peuvent venir en support, soit en prévention, soit en traitement, lorsque la maladie n'a pas encore pris trop d'ampleur. Ils peuvent soit atténuer les signes, soit empêcher les formes graves d'apparaître. Si le recul est encore insuffisant pour s'assurer de l'efficacité absolue de ces protocoles, les connaissances accumulées sur les virus sont suffisants pour étayer la pratique de ces approches.


Commençons par décrire les maladies virales ORL apparentées au COVID-19


Nous pouvons classer les maladies provoquées par des virus ORL en trois catégories :

1/ Le rhume est une maladie très fréquente. Pratiquement tout le monde en a été atteint, au moins une fois dans sa vie. Chaque année, un enfant est touché six à dix fois par le rhume. Chez les adolescents et les adultes, la moyenne tourne autour d'un rhume par an.

2/ La grippe est une pathologie plus grave. Elle survient, heureusement, moins fréquemment que le rhume. La plupart des personnes atteintes en sortent guéries, mais il ne faut pas oublier qu'elle conduit, chaque année, à 100 000 hospitalisations et à plus de 50 000 décès dans le monde.

3/ Les coronavirus, comme le COVID-19. Alors que le rhume ou la grippe s'attaquent généralement aux voies respiratoires hautes: le nez, le pharynx, le COVID-19 peut s'attaquer aux voies respiratoires basses : les poumons. C'est cette particularité, qui, à l'instar des autres coronavirus comme le MERS ou le SARS, le rend particulièrement dangereux, car il peut créer le syndrome de détresse repiratoire aigû. Même s'il semble que la plupart des personnes atteintes guérissent au bout de quelques jours, sa létalité est encore plus élevée que celle de la grippe.


Causes des maladies virales ORL

Les virus sont des organismes très rudimentaires nécessitant la présence de cellules vivantes pour se reproduire et se répandre. Un tel organisme est-t-il vivant ? Cette question a été tranchée récemment lors de la découverte de virus présentant un matériel génétique très développé : les virus sont des êtres vivants.

Plus de 200 virus peuvent provoquer un rhume. Le rhinovirus est le plus commun. Il est responsable, à lui seul, de 30 à 50% des cas. Il se transmet par le contact physique, comme lors du serrage de mains ou le contact avec les poignées de porte et par la transmission dans l'air. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les pics d'infection par le rhinovirus ne sont pas saisonniers. Les cas sont généralement très importants en septembre et d'avril à mai. Durant les mois d'automne, 80% des infections sont liées au rhinovirus.


J'attire votre attention sur le fait que certains coronavirus sont susceptibles de provoquer un rhume. Celui qui nous touche de plein fouet aujourd'hui est sans commune mesure avec ces coronavirus bénins. La grippe est provoquée, quant à elle, par 3 types de virus : la grippe A, la grippe B et la grippe C. Aucun virus n'est plus fréquent qu'un autre, mais ils se distinguent selon la sévérité de la maladie.

Le virus de la grippe A est responsable des pandémies de grippe. Ce virus provoque des maladies sévères. Il est impliqué dans un nombre considérable de décès, même chez les personnes jeunes. Le virus H1N1 est une des souches du virus de la grippe A. Le virus de la grippe B ne cause pas de pandémies, mais peut provoquer des décès chez les personnes âgées et les patients à risque. Le virus de la grippe C n'est pas saisonnier et n'est généralement pas grave.

Généralement, l'épidémie de grippe débute en octobre, atteint son pic entre décembre et février et peut durer jusqu'en mai. Plusieurs vaccins sont nécessaires chaque année en raison des changements des protéines virales, spécialement pour la grippe A. Deux protéines de surface facilitent l'entrée du virus dans le tractus respiratoire. Ces protéines mutent très fréquemment et conditionnent la sévérité de la maladie. Chaque fois que ces changements surviennent, le système immunitaire doit réévaluer sa riposte : le système immunitaire ne sait pas réagir devant le « nouveau virus ». Chaque année, le virus de la grippe se réinvente à des degrés divers. Plus ces changements sont importants et plus le risque de pandémie est élevé.

Chaque année, les services publics de la santé décident quels virus sont susceptibles de sévir durant la saison de la grippe. Cette décision est faite six à neuf mois à l'avance. Une erreur de prédiction se traduit par l'inefficacité du vaccin, ce qui est souvent le cas, eu égard aux incertitudes induites par le type de méthode employée pour effectuer les choix.

Le coronavirus COVID-19 est en cours d'investigation et il est encore trop tôt pour en décrire les grandes lignes. Ce que l'on peut dire à ce jour, d'après les articles parus dans la revue Nature et les informations données par l'Université John Hopkins, c'est qu'il est très proche des 2 coronavirus MERS et SARS et qu'il partage également des propriétés communes avec les coronavirus du rhume et les virus de la grippe A. Est-il capable de muter? Aucune réponse claire n'est disponible à ce jour...


Les virus de la grippe, du rhume et du COVID-19 sont transmis de deux façons.

D'abord, par le contact des mains, dont les sécrétions contiennent le virus. La transmission se fait soit directement par la personne infectée ou indirectement par les surfaces environnementales comme les téléphones, les poignées de portes. Se frotter le nez ou les yeux avec des doigts ayant contacté une surface où le virus est présent peut conduire à l'infection.


La transmission virale peut également survenir par inhalation. Les gouttelettes issues de la toux, ou simplement contenues dans l'air respiré par une personne infectée, peuvent coloniser le système ORL ou pulmonaire d'une autre personne. Les petites particules contenues dans l'air sont considérés comme le moyen préférentiel par lequel les virus se transmettent. Ils peuvent rester dans l'air durant des périodes de temps très longues. Les données concernant le COVID-19 sont contradictoires, mais il serait susceptible de survivre seul plusieurs jours.

Ces deux modes de transmission donnent du crédit aux mesures de confinement aujourd'hui à l’œuvre dans notre pays. Les succès rencontrés par certains pays comme la Corée viennent le rappeler tous les jour. Les causes de la grippe ou du rhume sont l'objet de plusieurs mythes. En particulier, il est courant de penser que le froid ou l'humidité peuvent provoquer une grippe ou un rhume. Cela n'est pas nécessairement vrai. La saison de la grippe coïncide avec la saison froide. Les températures basses nous poussent à nous confiner à l'intérieur où les contacts avec les personnes infectées sont fréquents. Certains experts pensent néanmoins que l'exposition au froid peut rendre certains orifices nasaux plus sensible aux infections. Pensez donc à bien vous couvrir si vous sortez en période de froid. N'oublions pas que l'exposition au virus demeure l'ingrédient clé.

Les fumeurs sont-ils plus sensibles aux rhumes ? La cigarette n'affecte aucunement le risque de rhume ou de grippe. Mais fumer provoque des symptômes plus importants et durant des périodes plus longues. Il semble en être de même pour le COVID-19.

L'effet du stress sur le système immunitaire est un point essentiel. Plusieurs études montrent que le stress psychologique peut accroître le risque de grippe d'infection virale en général. Le sommeil entre également en ligne de compte dans la défense contre les virus. Un article paru dans Nature indique que la mélatonine est un candidat sérieux pour être utilisé dans la lutte contre ce virus.


Pathogenèse

Les virus colonisent les voies respiratoires et pénètrent dans les cellules des voies ORL et pulmonaires. Cela déclenche la libération par le système immunitaire de substances comme l'histamine, les leucotriènes, les interleukines, le TNF et d'autres cytokines. Les virus de la grippe, et encore plus le COVID – 19 provoquent des dégâts très importants à l'épithélium respiratoire. Les virus du rhume, quant à eux, ne provoquent pas de destruction particulière du tissu respiratoire. Les symptômes du rhinovirus sont principalement provoqués par la propre réponse inflammatoire du patient.

Les rhumes commencent généralement par un mal de gorge ou des irritations de la gorge, des éternuements, des écoulements et une congestion du nez. L'otite et la sinusite peuvent parfois survenir après un rhume.

La grippe commence souvent par des maux de tête soudains, de la fièvre, des myalgies et des malaises. Les complications de la grippe comprennent la pneumonie bactérienne ou virale secondaire.

Les signes du COVID-19 ressemblent fortement à ceux d'une grippe, avec parfois des éléments atypiques comme l'anosmie, les fortes douleurs thoraciques et des désagréments intestinaux.


La prévention


Vaccins

La mise au point d'un vaccin contre les rhinovirus est très improbable. En effet, Il existe de très nombreux types de rhinovirus. Contrairement aux virus de la grippe, ces virus sont excessivement variables ce qui constitue un rempart important contre un vaccin efficace.

Il existe de nombreuses options pour prévenir la grippe. Les vaccins en sont un. Ils peuvent prévenir les maladies sévères, l'hospitalisation, et des décès. En fait, l'Union Européenne encourage la vaccination de l'ensemble de la population. Il faut également retenir que la vaccination peut avoir des contre-indications et, est soumise à de nombreuses controverses.


Antiviraux Les médicaments antiviraux peuvent être utilisés pour traiter la grippe. Le Zanamivir, l'oseltamivir, et le peramivir sont des antiviraux entrant dans la classe de inhibiteurs de la neuraminidase. Ils peuvent empêcher les virus de pénétrer la surface des cellules saines et inhiber la libération des virus des cellules infectées. Zanamivir et osltaminir sont efficaces contre les deux formes de grippe A et de grippe B.

Certains antiviraux sont des candidats sérieux pour lutter contre le COVID-19, notamment ceux susceptibles de contrer l'effet de l'enzyme ADN polymérase. La chloroquine fait également partie des candidats très prometteurs, mais laissons le temps à la science d'avancer.


Les immunomodulateurs

Les produits naturels destinés à booster ou soutenir le système immunitaire sont de plus en plus populaires, et ce n'est pas un hasard. L'idée sous-jacente est de stimuler le système immunitaire pour l'aider à se débarrasser du virus. Cette idée est sous tendue par la fameuse maxime de Claude Bernard : « le terrain est tout, le microbe n'est rien ». En réalité, les études montrent qu'un virus est capable de déclencher une maladie, même chez un individu en bonne santé et dont le système immunitaire est en pleine possession de ses moyens.

En conclusion, ce n'est pas parce-que l'on est en pleine santé que l'on ne va pas attraper un virus.


L'andrographis, également dénommé « échinacée indienne » est souvent utilisée pour prévenir les rhumes et la grippe. On pense que cette plante a des propriétés immunostimulantes. Quelques études préliminaires suggèrent que la prise d'andrographis en prophylaxie réduit le risque d'attraper un rhume de 50%, après deux mois d'utilisation continue. Néanmoins, on ne sait pas si cet avantage demeure dans la durée, ni si la prise d'andrographis au long court est sans danger. Son utilisation traditionnelle plaide quand même pour elle.


L'astragale est une plante utilisée depuis plusieurs siècles en médecine traditionnelle chinoise pour prévenir les rhumes et la grippe. Des études montrent que l'astragale stimule puissamment le système immunitaire en induisant la production de lymphocytes. Mais, à ce jour, il n'existe aucune étude solide montrant une efficacité pour la prévention du rhume ou de la grippe. Il demeure que l'intérêt de l'astragale réside plutôt dans la réduction de la sévérité de la maladie.


La levure de bière est utilisée pour prévenir la grippe ou le rhume. Les études préliminaires montrent un modeste réduction du risque (10 à 20%) en prenant 500 mg d'une préparation spéciale (Epicor) durant 12 semaines.


L'échinacée est très largement utilisée pour prévenir les infections respiratoires hautes comme la grippe ou le rhume. In vitro, les études suggèrent que l'échinacée stimule le système immunitaire, en induisant la production de TNF, d'interleukine 1 et d'interféron béta par les macrophages. Beaucoup de produits à base d'échinacée ont été étudiés dans le cadre de la prophylaxie contre les rhumes, mais tous se sont révélés inefficaces pour cet usage. Cela n'enlève en rien l'intérêt de cette plante pour la prévention de la grippe en particulier.


L'ail est souvent utilisé pour prévenir les rhumes. L'ail présente en effet une activité immunostimulante ainsi qu'une activité antivirale. Plusieurs études montrent que l'utilisation de compléments à base d'ail, en prévention, réduit le risque d'attraper un rhume . Les patients prenant des compléments à base d'ail durant la période allant de novembre à février présentent moins d'épisodes de rhume que les patients prenant un placebo.

Il est possible de remplacer l'ail par l'ail des ours dont les propriétés sont comparables voir supérieures.

Attention toutefois au interactions et aux effets indésirables dose dépendants, principalement la mauvaise haleine et l'odeur corporelle. Attention aux patients sous coumadine. La prise d'ail (comme celle d'ail des ours) peut augmenter l'INR et potentiellement augmenter le risque d'hémorragie.


Plusieurs préparations à base d'ail induisent le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) intestinal.

Cependant, toutes les préparations à base d'ail ne provoquent pas cette interaction. La présence d'allicine semble le point important. Les préparations pauvres en allicine ne provoquent pas ce type d'interaction. La prise d'ail ou d'ail des ours, directement dans l'alimentation ne provoque pas ce type de problème. N'oublions pas que l'ail des ours contient beaucoup moins d'allicine que l'ail. C'est pourquoi nous privilégions la prise d'ail des ours.

Pour les personnes prenant des médicaments métabolisés par CYP3A4, comme le losartan, la fluoxetine, l'ondansetron, etc. doivent être prudents avec les préparations contenant de l'ail.


Le ginseng asiatique est une plante millénaire présentant des effets immunostimulants. Plusieurs études suggèrent qu'il est capable de protéger contre les rhumes et améliore la réponse au vaccin contre la grippe. La prise de 100 mg de ginseng par jour, 4 semaines avant la vaccination et durant 8 semaines après, semble réduire le risque de contracter à la fois la grippe et le rhume. Les chercheurs pensent que le ginseng peut accroître l'activité des cellules NK et la sécrétion d'anticorps post-vaccination. Une autre étude montre que la prise de 1 gramme par jour d'extrait de ginseng, 3 fois par jour durant 12 semaines réduit également l'incidence de la grippe chez les personnes en bonne santé non vaccinées.


Les champignons thérapeutiques contenant des béta-glucanes comme le shitaké, la pleurote, le maitaké et surtout le reishi présentent des activités immunostimulantes puissantes. Le reishi est un champignon utilisé depuis plus de 3000 ans en médecine chinoise. Il montre une activité anti-virale et immunostimulante très puissante. Attention toutefois à l'utilisation des ces champignons chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes. Ils sont totalement contre-indiqués dans ce cas. C'est dire leur potentiel immunostimulant !


Les probiotiques présentent un intérêt croissant dans la réduction du risque pour les infections des voies respiratoires. Environ 80% de notre système immunitaire dépend de l'état de notre microbiote intestinal ! Bien que certaines études montrent des bénéfices, les effets dépendent fortement des formulation utilisées. Le lactobacillus rhamnosusréduit le risque d'infection, notamment chez les enfants. Des études montrent également que ce risque est réduit pour les voies respiratoires hautes, mais non pour les voies respiratoires basses.

Les bifidobactéries semblent prometteuses pour réduire le risque d'infections respiratoires chez les personnes en bonne santé, mais l'effet dépend des souches utilisées. Une étude clinique montre que la prise de 3 milliards de CFU de Bifidobacterium bifidum durant 6 semaines fait chuter de 35% le nombre d'étudiants de collège atteints d'infection respiratoire par rapport aux étudiants prenant un placebo. Cependant, les souches comme Bifidobacterium longum subsp infantispendant la même durée ne réduit pas le risque de rhume ou de grippe.

D'autres études montrent que des enfants de 3 à 5 ans atteints de grippe ont des symptômes fortement moins importants lorqu'ils prennent un mélange de Lactobacillus acidophilus et bifidobacterium animalis. Les enfants prenant ce produit présentent 45% de moins de risque de fièvre, de toux, et de rhinorrhée en comparaison avec le placebo.


Des études préliminaires suggèrent également que la prise des acides gras essentiels : acide linoléique et l'acide alpha linolénique peut réduire les infections respiratoires chez les enfants. Ces acides gras sont susceptibles de renforcer le système immunitaire. De nombreuses personnes essaient des cocktails de vitamines et minéraux pour se protéger des infections. Manger sainement et varié, en s'assurant de fournir à son corps les nutriments essentiels est la clé pour maintenir son état de santé global.


La vitamine E est intéressante pour prévenir les infection respiratoires. Cette vitamine est susceptible d'améliorer le système immunitaire et le statut nutritionnel, aidant à prévenir les infections. De surcroît, plusieurs études suggèrent que la vitamine E peut accroître la réponse des anticorps lors de la vaccination. Il n'est forcément nécessaire de se complémenter en vitamine E. Les huiles végétales de qualité, les oléagineux en sont généralement une très bonne source.


Le zinc inhibe la réplication du rhinovirus et d'autres in vitro, mais aucune preuve ne montre que cela se produit in vivo. Quelques études montrent que le zinc augmente la réponse immunitaire à médiation cellulaire. Cet effet est très intéressant car c'est la façon dont le corps lutte préférentiellement contre les virus. Le zinc est potentialisé par la prise conjointe de sélénium. La vitamine C est utilisée depuis très longtemps pour les rhumes et la grippe et a généré beaucoup de controverses durant plusieurs années. La vitamine C semble améliorer la fonction immunitaire. Elle accroît l'activité des lymphocyte T, la fonction phagocytaire, la mobilité des leucocytes et la production d'anti-corps et d'interféron. Prendre 1 g de vitamine C naturelle, issue d'acérola par exemple est très intéressant pour prévenir et lutter contre les infections respiratoires.


Il y a également un effet de mode concernant l'utilisation de la vitamine D pour prévenir les infections virales ou bactériennes. Les analyses les plus représentatives ont été réalisées en 2017. Elles concernent la complémentation chez les personnes ayant moins de 25 ng/ ml de vitamine D dans leur sérum sanguin. Chez ces patients, la prise de 1600 UI par jour de vitamine D réduit le risque d'infection de 42%. La dose d'efficacité n'est pas claire, mais les analyses suggèrent que la prise quotidienne est plus efficace que la prise mensuelle . Attention toutefois à l'utilisation de la vitamine D présentant des risques de calcul rénal.


Certaines huiles essentielles présentent des effets intéressants contre les virus. L'huile essentielle de laurier noble a même été testée avec succès contre les coronavirus SARS et MERS. Nous pouvons citer, dans la même veine, l'arbre à thé (tea tree) et le ravintsara. Elles sont intéressantes dans les mesures de prophylaxie ou lors des premiers stades du développement de la maladie.


Les anti-infectieux comme l'extrait de pépin de pamplemousse ou l'argent colloïdal présentent des effets anti-viraux puissants, généraux et connus de longue date. Notons toutefois qu'ils ne sont utiles qu'en prévention. Une fois la maladie contractée, c'est trop tard ! Stoppez les, ils sont plus d'aucune utilité. En outre, ils sont sujets à des interactions médicamenteuses et ne doivent être utilisés que lors de périodes courtes (3 à 4 semaines maximum).


Les traitements


Antiviraux Contrairement à la grippe, le rhume n'est pas traité efficacement avec des antiviraux. L'amantadine et la rimantadine sont utilisés pour traiter la grippe A, mais la résistance virale peut se développer chez 25% à 35% des sujets. Les inhibiteurs de neuraminidase de nouvelle génération comme l'oseltamivir et le zanmivir sont efficaces pour les grippe A et B. Lorsque le traitement par les inhibiteurs de neuraminidase est démarré 48 heures après le début des symptômes, la durée de la grippe est réduit de un à deux jours, ce qui est un bénéfice très modeste. Les inhibiteurs de neuraminidase font également chuter le risque de complications comme la pneumonie ou l'otite. Aucune résistance n'a encore été reportée lors de l'utilisation de ces nouveaux antiviraux, ce qui ne signifie pas qu'elle n'existe pas.

Ces éléments font bien-sûr prendre avec beaucoup de prudence les effets de buzz provoqués par tel ou tel médicament miracle du COVID-19. Attention aux espoirs déçus !

Les antibiotiques n'étant pas efficace sur les virus, ils n'ont aucun intérêt dans le traitement de la grippe ni dans le traitement du rhume, faut-il le rappeler. Ils ne sont utiles qu'en cas de surinfection bactérienne consécutive à l'affaiblissement des individus touchés.


Les immunomodulateurs La plupart des stimulants du système immunitaire pour prévenir les infections virales sont également intéressants pour traiter ces infections. Plusieurs études montrent que la prise d'extrait d'andrographis en combinaison avec le ginseng de Sibérie (Kang Jang) améliore les signes du rhume lorsque ce traitement est démarré 72 heures après leur apparition. Plusieurs signes peuvent s'améliorer après deux jours de traitement, mais il faut attendre de 4 à 5 jours avant d'atteindre un effet significatif. L'andrographis utilisé est dosé à 4 à 5,6 mg par comprimé d'andrographolide. Il doit être utilisé avec le ginseng sibérien pour être efficace.


La propolis contient des composants anti-microbiens et antiviraux. Plusieurs essais cliniques montrent que la propolis peut être utile pour traiter le rhume et les autres infections respiratoires. La propolis peut faire chuter la durée du rhume de 2,5 fois comparé au placebo chez les patients atteints d'infection au rhinovirus. Ainsi un complément contenant de la propolis et la vitamine C, pris durant 12 semaines réduit la durée des symptômes de l'infection comme la fièvre. Le miel est utilisé traditionnellement pour traiter le rhume ou la grippe. Le miel doit essentiellement ses propriétés à la présence de propolis.


L'échinacée dispose de propriétés immunostimulantes et calmantes permettant de réduire les symptômes du rhume. Notons que les études cliniques réalisées ne semblent pas confirmer ces espoirs, pourtant étayés scientifiquement. Plusieurs études reportent une réduction de la durée et des symptômes du rhume, alors que d'autres études n'indiquent aucun effet contre placebo. Ces effets différents sont sans doute le résultat de la variété d'échinacée utilisée. Pour optimiser les résultats, utiliser les espèces Echinacée Purpurea.


Le sureau présente un intérêt indéniable dans le traitement de la grippe et de toutes les infections virales respiratoires. Le sureau présente des effets à la fois antiviraux et immunomodulants. Le sureau semble accroître la production de cytokines inflammatoires, comme les interleukines et le TNF. Il semble également empêcher l'attachement du virus sur les cellules. Le sureau est actif sur la grippe A et la grippe B. De nouvelles études montrent que les extraits de fruits de sureau sont efficaces in vitro sur la souche H1N1. Un extrait de fruit titré à 38% dans un sirop (Sambucol de Nature's way) réduit la durée des symptômes de 56% et réduit la sévérité des symptômes comme la fièvre et les myalgies pour la prise de 22 grammes d'extrait de fruit de sureau. Il faut cependant noter que le plupart des formulations ne contiennent pas de tels niveaux d'extraits. Le sureau est également utilisé en combinaison avec l'échinacée pour réduire les symptômes de la grippe. Une étude préliminaire montre que la prise d'un produit (Echinaforce de Vogel Bioforce AG) contenant un concentré de jus de sureau et des extraits d'échinacée durant 10 jours améliore les symptômes et réduit les complications de la même façon que l'oseltamivir 75 mg deux fois par jour, durant 5 jours chez les enfants comme chez l'adulte. L' Umckaloabo, ou géranium d'Afrique a également montré des effets antimicrobiens et immunostimulants. Les recherches cliniques préliminaires suggèrent de prendre 1,5 ml d'extrait de géranium d'Afrique durant 10 jours. Elles montrent une réduction des symptômes du rhume en 10 jours et non en 5 jours. Le géranium d'Afrique présente plus d'intérêt dans le cadre de la bronchite ou de la pharyngite. Une étude réalisée au CHU de Lausanne conclut que le géranium d'Afrique est le traitement antiviral le plus efficace connu sur la sphère pulmonaire.


La vitamine C est fréquemment utilisée pour traiter les rhumes. Il n'y a aucune donnée concernant la réduction des symptômes ou de la durée induite par la prise de vitamine C. La plupart des études suggèrent que la prise de hautes doses de vitamine C (1 à 2 grammes par jour) peut faire chuter la durée des symptômes de quelques jours.

Quelques études mettent en évidence des effets plus marqués chez les enfants que chez les adultes.


Attention toutefois aux fortes doses de vitamine C. Les doses de 1 à 3 grammes par jour peuvent accroître le risque d'effets secondaires comme la diarrhée ou les calculs rénaux.

Les études sont partagées quant à l'intérêt du zinc pour traiter les infections ORL et pulmonaires. Un grand nombre d'études suggère que des doses de zinc de 9 à 24 mg pris dans les 24 à 48 heures après le début des symptômes réduit la sévérité et la durée des rhumes. D'autres études, cependant, ne montrent aucun effet. Il est important de prendre le zinc 2 à 3 heures après le réveil. En effet, le zinc est astringent. En outre, il provoque un mauvais goût et des nausées, ce qui peut limiter son utilisation.


De nombreux autres remèdes sont utilisés pour traiter le rhume ou la grippe : l'hydraste du Canada, le lapacho, l'astragale, l'arabinogalactane du mélèze, l'eucalyptus, l'eupatoire, l'indigo sauvage et le ginseng de Sibérie. Ces produits sont souvent étiquetés « stimulant du système immunitaire ». Ils présentent tous un intérêt dans ce sens, mais les études manquent pour étayer leur usage dans le cadre des infections virales respiratoires.

L'irrigation nasale avec une solution salée en utilisant un neti est souvent recommandée dans le traitement du rhume bénin. Les recherches cliniques montrent que l'irrigation avec une solution saline isotonique permet de réduire les symptômes du rhume , dont la rhinite, la pharyngite, la toux, et l'obstruction nasale, à la fois chez l'enfant et chez l'adulte. L'irrigation nasale permet de se passer de médicaments comme les antipyrétiques, les décongestionnants, les mucolytiques, et les anti-infectieux. Attention toutefois à l'irritation excessive provoquée par cette pratique chez certaines personnes. Dans ce cas, stopper immédiatement.


Les tisanes sont également très populaires pour améliorer les signes des infections. Notamment :les fleurs de sureau, le rosier sauvage, l'hydraste du Canada, la camomille, le gingembre, la guimauve, le tilleul, la réglisse, la reine des prés, le thym, la sarriette, etc.

L'association du liquide chaud avec ces plantes est très intéressante dans le traitement des infections virales. En effet, les propriétés adoucissantes et expectorantes de ces plantes présente un intérêt incontestable dans le traitement de ces pathologies virales. La guimauve, ou la mauve, par exemple, peuvent former une couche protectrice qui protège les membranes cellulaires.


Conclusion

Les traitements offerts par la médecine conventionnelle sont peu efficaces ou quasi inexistants, que ce soit en prévention ou lors des 1ères phases des maladies virales respiratoires. C'est pourquoi, bon nombre de personnes se tournent vers les médecines naturelles.

Beaucoup de plantes comme le ginseng, l'astragale ou le ginseng de Sibérie sont utiles. Elles apportent une solution intéressante lorsque leur prise s'intègre dans le cadre d'un mode de vie sain. La vitamine D, le zinc, la vitamine C sont également des compléments d'un grand intérêt. La combinaison de la prise de sureau et de géranium d'Afrique peut apporter une solution très intéressante pour traiter ces maladies virales.

Nous terminerons cet exposé en proposant deux protocoles de lutte contre les virus ORL :


1/ En prévention, lorsque la maladie n'est pas déclarée :


* Mesures barrières

* Vitamine C (à base l'acérola comme Acérol C du laboratoire Nutergia) : 1 à 2 grammes par jour. Prendre à 10 h du matin

* Zinc comme Oligomax zinc du laboratoire Nutergia : 5 ml dans ½ verre d'eau. Prendre 2 heures après le lever. Ajouter 200 microgrammes de sélénium (laboratoire Oligamax ou Granion)

* Vitamine D3 sous forme de gouttes : 1600 à 2000 UI par jour

* Propolis en spray (Ballot flurin, disponible en Biocoop)

* Ergyphilus plus du laboratoire Nutergia ou Nergeflore référence du laboratoire LPEV : 2 gélule à prendre 30 minutes avant le repas du midi.

* Immunoresist du laboratoire Lescuyer : 2 gélules, avant le repas du matin et du soir

* Protection avec des Huiles essentielles de Ravintsara : 1 goutte sur comprimé neutre jusqu'à 4 fois par jour


2/ Lorsque la maladie se déclare. A prendre dans les 48 heures après l'apparition des Symptômes, prendre en plus :

* Mélange Quantis 2/3 échinacée 1/3 Sureau du laboratoire LPEV : 5 ml dans ½ verre d'eau. Prendre avant les 3 repas. Durant toute la durée de la maladie

* Immunoresist du laboratoire Lescuyer : 2 gélules, 2 fois par jour (avant le repas du matin et du soir). Durant toute la durée de la maladie


Sur le plan alimentaire, il est capital de gérer la production de mucus par les sphères ORL et pulmonaire. Dans ce but, supprimer ou réduire très fortement : les produits laitiers, les féculents (qu'ils contiennent ou non du gluten), les produits sucrés ou contenant des édulcorants. Privilégier les produits amer comme les tisanes de LAPACHO. Les récepteurs de l'amertume sont présents sur bon nombre de nos cellules. Ce n'est pas un hasard!

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