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Réduire naturellement son cholestérol


Trop de cholestérol dans le sang rime avec risque majeur de maladie cardiovasculaire : crise cardiaque, insuffisance cardiaque (le cœur n'est pas en mesure de pomper suffisamment de sang pour nourrir les organes), et, finalement, la mort. Un fort taux sanguin de cholestérol constitue également un facteur de risque d'accident vasculaire cérébral induisant fatalement des lésions nerveuses.

Le cholestérol est une substance graisseuse molle que l'on trouve dans le sang et dans toutes les cellules humaines. Contrairement à ce que laisse penser son image négative, le cholestérol est indispensable pour que notre corps fonctionne correctement. Sa synthèse permet de produire les membranes de toutes nos cellules, notamment celles des cellules cérébrales, des cellules nerveuses, des muscles, de la peau, le du foie, des intestins, et du cœur. Le cholestérol est également converti en hormones stéroïdes, indispensables au fonctionnement sexuel, à la gestion du stress, ainsi qu'au fonctionnement rénal. Dans le foie, le cholestérol est le précurseur des acides biliaires. Ces substances sont nécessaires pour assurer la digestion des aliments, en particulier des graisses. Le cholestérol est aussi un précurseur de la vitamine D, dont il serait fastidieux d'énumérer les bienfaits.

Le corps obtient le taux de cholestérol de deux façons : la majorité est d'origine endogène, c'est à dire fabriqué par notre propre corps, alors qu'il puise le reste au sein de l'alimentation. Le cholestérol exogène se trouve majoritairement dans les produits d'origine animale, comme la viande, la volaille, le poisson, les œufs, le beurre, le fromage et le lait entier. Les aliments végétaux, comme les fruits, les légumes et les céréales, ne contiennent pas de cholestérol. La graisse d'origine naturelle contient des quantités variables de graisses saturées et insaturées.

Trop de cholestérol peut provoquer la formation et l'accumulation de dépôts dans les artères : les plaques d'athérome. Une plaque se compose de cholestérol, de différents corps gras, de tissu fibreux, et de calcium,... plus toutes les substances normalement présentes dans le sang et qui se déposent sur les parois des artères si le sang ne circule pas correctement. Lorsque cette accumulation atteint une situation critique, il en résulte l'athérosclérose, le durcissement des artères induisant la survenue de maladies coronariennes. L'athérosclérose peut entraîner des ruptures de plaques et des obstructions artérielles. Ces mécanismes font augmenter le risque de crise cardiaque, d'accident vasculaire cérébral, et de décès. Ils favorisent également les problèmes circulatoires, comme le syndrome de Raynaud et l'hypertension artérielle. Le développement des plaques et l'obstruction artérielle comporte plusieurs étapes. Lorsque l'endothélium (la paroi la plus interne des artères) est endommagé par les particules de cholestérol oxydé, des protéines et d'autres substances se déposent sur les parois et forment des plaques d'athérome. Plus la quantité de cholestérol s'accumule dans la plaque, et plus la section de passage artérielle se rétrécit. Au fil du temps, les dépôts de plaque peuvent devenir suffisamment épais pour interférer avec le flux sanguin, créant un blocage. Quand les artères coronaires (les artères alimentant le cœur) sont bloquées, l'angine de poitrine survient; lorsque les artères dans les jambes sont bloquées, des douleurs ou des crampes se produisent; et lorsque les artères qui alimentent le cerveau sont bloquées, un accident vasculaire cérébral peut se produire. Les plaquettes sont captées par la plaque et finissent par former un caillot. Ce caillot peut se détacher et voyager dans tous les vaisseaux sanguins. Il peut alors se loger dans les vaisseaux de la jambe, du cerveau et moins souvent dans les poumons. En cas de rupture ou de déchirure de la plaque, un thrombus (un caillot de sang) peut se développer. Si le caillot bloque complètement le flux sanguin dans une artère coronaire, l'infarctus du myocarde (crise cardiaque) se produit; si une artère irriguant le sang au cerveau est complètement bloquée, un accident vasculaire cérébral se produit. Les caillots de sang peuvent se détacher, circuler dans le sang, avant de se loger dans les vaisseaux sanguins de tous les systèmes corporels.

Selon les estimations actuelles, 25% des occidentaux sont atteints d'une forme ou d'une autre de maladie cardiaque. Le taux de cholestérol élevé affecte environ 20% des adultes âgés de plus de 20 ans en France. La prévalence la plus élevée se produit chez les femmes âgées entre 65 et 74 ans. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le taux de cholestérol élevé contribue pour 56% des cas de maladie coronarienne dans le monde et est responsable d'environ 4,4 millions de décès chaque année, un chiffre qui semble largement sous-estimé. Généralement, les personnes qui vivent dans les pays où le taux de cholestérol sanguin sont les plus faibles (comme le Japon), ont les taux de maladies cardiaques les moins élevés. Les pays ayant les taux moyens de cholestérol parmi les plus élevés, comme la Finlande, ont des taux absolument considérables de maladies coronariennes. Étonnamment, certaines populations ayant des niveaux de cholestérol total élevé ont des taux de maladies du cœur plus faibles, ce qui suggère que d'autres facteurs (tels que l'alimentation, l'hérédité et le tabagisme) influent également sur le risque de maladie coronarienne. De plus en plus d'études confirment que consommer de grandes quantités de glucides, en particulier les plus raffinés, comme le pain blanc, le sucre et les pâtes, augmente les niveaux de triglycérides dans le sang, réduit le taux de lipoprotéines de haute densité (HDL ou «bon» cholestérol), augmente le taux de lipoprotéines de basse densité (LDL ou «mauvais» cholestérol). C'est la raison pour laquelle une alimentation faible en graisse peut effectivement s'avérer malsain.

Types de graisses et de cholestérol

Les graisses saturées: Les graisses saturées sont solides à température ambiante. Les aliments qui en contiennent sont le beurre, le saindoux, l'huile de noix de coco, l'huile de palme, les produits laitiers (tels que la crème et le fromage), la viande, la peau de la viande, et la plupart des aliments industriels préparés. Les personnes ayant une alimentation riche en graisses saturées ont une incidence d'athérosclérose et de maladies coronariennes accrue. Les graisses saturées sont très populaires auprès des fabricants d'aliments transformés, car elles rancissent moins et sont plus solides à la température ambiante que les graisses insaturées.

Les graisses insaturées: elles sont liquides à température ambiante. On distingue les graisses monoinsaturées et polyinsaturées. Les graisses monoinsaturées restent liquides à température ambiante, mais peuvent commencer à se solidifier dans le réfrigérateur.

* Les aliments riches en graisses monoinsaturées sont : l'olive, la noisette, l'arachide et l'huile de canola. Les avocats et la plupart des noix contiennent également des quantités élevées de graisses monoinsaturées.

* Les graisses polyinsaturées sont généralement liquides à température ambiante et dans le réfrigérateur. Les aliments riches en acides gras polyinsaturés sont des huiles végétales, telles que le carthame, le maïs, le tournesol, le soja, le colza, le lin, la cameline.

L'utilisation de graisses monoinsaturées et polyinsaturées à la place de graisses saturées peut contribuer à réduire les niveaux de cholestérol dans le sang.

Les acides gras trans: Les acides gras trans sont un type d'acides gras insaturés. Ils se forment lorsque les huiles végétales liquides passent par un processus chimique appelé hydrogénation, dans lequel l'hydrogène est ajouté pour solidifier les huiles. Les graisses végétales hydrogénées sont utilisées dans la production alimentaire, car elles permettent une durée de conservation plus longue et offrent un goût, une texture qui séduit les industriels. Les graisses trans sont omniprésentes dans la nourriture industrielle. On les retrouve dans la margarine, les biscuits, les biscuits apéritifs, les brioches industrielles, les aliments frits (comme les fritures de la restauration rapide), les beignets, les pâtisseries (y compris celles que l'on achète chez certains pâtissiers « traditionnels »), des produits de boulangerie et autres aliments transformés. Tous contiennent des huiles partiellement hydrogénées. Certains acides gras trans se trouvent naturellement en petites quantités dans les produits laitiers et certaines viandes. Ces graisses augmentent le risque de contracter une maladie coronarienne. De plus en plus d'études leur font jouer un rôle dans la genèse de certains types de cancers. À ce jour, aucune réglementation n'oblige les vendeurs de produits transformés à afficher la présence d'acides gras trans. Un simple conseil : boycotter les produits transformé !

Les Lipoprotéines: le cholestérol, comme toutes les graisses, n'est pas soluble dans le sang. Il doit être transporté par des "véhicules" spéciaux appelés lipoprotéines. Il existe deux principaux types de lipoprotéines : les lipoprotéines de basse densité (LDL ou «mauvais» cholestérol) et les lipoprotéines de haute densité (HDL ou «bon» cholestérol). Un excès de cholestérol LDL peut bloquer les artères, augmentant d'autant le risque de crise cardiaque et d'AVC. Le LDL distribue le cholestérol depuis la circulation sanguine vers les organes. Le HDL transporte le cholestérol depuis la circulation, vers le foie pour stockage. Certaines études suggèrent que le HDL élimine l'excès de cholestérol compris dans les plaques situées dans les artères, c'est pourquoi on le qualifie de « bon cholestérol ». Les niveaux élevés de cholestérol HDL réduisent le risque de crise cardiaque, c'est démontré.

La lipoprotéine (a) (Lp (a)) cholestérol: Lp (a) est une lipoprotéine (molécule formée par une protéine couplée à des graisses) est une variation génétique du cholestérol LDL. Un niveau élevé de Lp (a) est un facteur de risque important pour le développement de dépôts graisseux dans les artères. Les mécanismes sous-jacents ne sont pas encore bien compris, mais il est vraisemblable que la Lp (a) joue un rôle inflammatoire en attirant des molécules comme les interleukines (IL-1, IL-6, TNF-alpha) et les prostaglandines (PGE2), conduisant à l'accumulation de dépôts graisseux.

Les triglycérides: La plupart des triglycérides se trouvent dans le tissu adipeux, ou la « graisse » si vous préférez. Des triglycérides circulent dans le sang pour fournir du combustible pour les muscles et les cellules en général. Un « pool » de triglycérides supplémentaires se retrouvent dans le sang après un repas. La graisse est envoyée depuis l'intestin jusqu'aux tissu adipeux pour le stockage. Les personnes ayant des niveaux élevés de triglycérides ont souvent un taux de cholestérol LDL élevé et un taux de cholestérol HDL bas. Beaucoup de malades cardiaques ont également des niveaux de triglycérides élevés. Les personnes atteintes de diabète ou en surpoids sont également susceptibles d'avoir des niveaux élevés de triglycérides.

Causes et facteurs de risques

Alimentation : les graisses saturées et le cholestérol présents dans certains aliments font monter le cholestérol total et de taux de lipoprotéines de basse densité (LDL). Le cholestérol est consommé dans l'alimentation sous forme de produits d'origine animale, comme la viande, la volaille, le poisson, les œufs, le beurre, le fromage et le lait entier. Les aliments végétaux, comme les fruits, les légumes et les céréales, ne contiennent pas de cholestérol. La graisse d'origine naturelle contient des quantités variables de graisses saturées et insaturées. Attention également aux produits sucrés. Le sucre en excès est transformé en triglycérides

Poids: Le surpoids augmente le «mauvais» cholestérol et constitue un facteur de risque de maladie cardiaque. Perdre du poids peut aider à abaisser le LDL, les triglycérides et les niveaux de cholestérol total. Cela peut également contribuer à faire augmenter le cholestérol de haute densité (HDL). Les personnes avec un grand tour de taille (plus de 102 cm pour les hommes et plus de 89 pouces pour les femmes) présentent un risque élevé de maladie cardiaque.

L'activité physique: Un manque d'activité physique est un facteur de risque de maladie cardiaque. L'exercice aide à renforcer le cœur et les vaisseaux sanguins. L'exercice régulier peut aider à abaisser le LDL ( «mauvais» cholestérol) et augmenter le HDL ( «bon» cholestérol). Un exercice physique de 30 minutes par jour peut aider à réduire le risque de développer cholestérol et maladies coronariennes.

L'âge et le sexe: le taux de cholestérol augmente avec l'âge, en raison de plusieurs facteurs. Parmi ces facteurs, se trouvent : les changements hormonaux, l'alimentation et l'état de santé en général. Avant l'âge de la ménopause, les femmes ont des niveaux de cholestérol total inférieurs à celui des hommes du même âge. En règle générale, les femmes post-ménopausées ont des niveaux plus élevés de cholestérol HDL que les hommes. Les œstrogènes ont tendance à augmenter le cholestérol HDL, ce qui peut expliquer pourquoi les femmes pré-ménopausées sont généralement protégées contre les maladies cardiovasculaires. Comme elles ont généralement un taux de triglycérides plus fort que celui des des hommes, elles ont un risque de maladie cardiovasculaire important. Lors de la guerre de Corée, les médecins ont été surpris de constater le piteux état des artères des soldats américains morts au combat. Depuis, les études indiquent que le processus d'athérosclérose commence dès l'enfance et progresse lentement à l'âge adulte.

Les habitudes alimentaires et la génétique influent sur les niveaux de cholestérol sanguin chez les enfants et augmentent le risque de développer une maladie cardiaque plus tard dans la vie. Bien se nourrir pendant l'enfance conditionne la santé cardio-vasculaire pour toute la vie.

L'hérédité: la génétique conditionne la quantité de cholestérol produite de façon endogène. L'hypercholestérolémie est souvent une affaire de famille. Si un parent ou un frère a développé une maladie cardiaque avant 55 ans, les taux de cholestérol élevés constituent un risque plus élevé de déclarer un maladie cardiaque.

Tabac: le tabagisme endommage les parois des vaisseaux sanguins en favorisant leur oxydation. Cela les rend sujettes à l'accumulation des dépôts graisseux. Le tabagisme peut également réduire les niveaux de cholestérol HDL.

Hypertension artérielle: une pression accrue sur les parois des vaisseaux sanguins endommage les artères, ce qui peut accélérer l'accumulation de plaques.

Diabète: Une glycémie élevée fait grimper le cholestérol LDL tout en réduisant le taux de cholestérol HDL. Une glycémie élevée peut endommager la paroi des artères, ce qui rend plus facile le dépôt de plaques (protéines, matières grasses et cholestérol).

Autres facteurs: un syndrome néphrotique (maladie des reins), une hypothyroïdie, une anorexie (un trouble de l'alimentation), et le syndrome de Zieve (provocant des taux de cholestérol élevés à la suite d'abus d'alcool au long cours) peuvent tous contribuer élever les taux de cholestérol.

Signes et symptômes

Un taux de cholestérol élevé ne conduit pas à des symptômes spécifiques sauf si il est présent depuis très longtemps. Seule l'analyse sanguine permet de détecter la cholestérolémie ! Des niveaux élevés de cholestérol peuvent provoquer des signes physiques spécifiques comme le xanthome (épaississement des tendons du à l'accumulation de cholestérol), le xanthelasma ( des taches jaunâtres autour des paupières ) , et le gérontoxon ( décoloration blanche des bords extérieurs de la cornée due à des dépôts de cholestérol ).

Diagnostic

Il est recommandé de vérifier le taux de cholestérol tous les cinq ans, au minimum. Les patients atteints de maladie coronarienne ou d'autres formes d'athérosclérose ont plus de risque d'être victime d'une crise cardiaque et d'un accident vasculaire cérébral. Ces patients sont les bénéficiaires principaux d'une approche de réduction du cholestérol et devraient faire tester leur profil lipidique complet chaque année au minimum. Cela inclut la mesure du cholestérol total, des lipoprotéines de basse densité (LDL), des lipoprotéines de haute densité (HDL), et les triglycérides. les lipoprotéines de très basse densité (VLDL), la lipoprotéine (a) (Lp (a)), tout comme le taux de LDL oxydé sont également des mesures très intéressantes. Pour que les mesures soient précises, il ne faut ni boire ni manger pendant une durée de 9-12 heures avant que l'échantillon de sang ne soit prélevé. Il n'y a pas de formule magique qui permette de statuer sur un niveau donné de cholestérol. Les conclusions dépendent de chaque individu. Les recommandations générales sont basées sur les recherches en cours concernant les risques de crise cardiaque. Chez une personne atteinte de maladie coronarienne établie, le risque de crise cardiaque est beaucoup plus élevé. C'est pourquoi, un taux de cholestérol, même modérément élevé, doit être traité de manière agressive.

Taux de cholestérol total: Le taux de cholestérol sanguin total tombe dans une des trois catégories suivantes : souhaitable (moins de 200 mg / dL ou milligrammes par décilitre), à risque modéré (200-239mg / dl), et à haut risque (240 mg / dl ou plus). Si le taux de cholestérol total est inférieur à 200 mg / dl, le risque de risque d'accident vasculaire est relativement faible, à moins qu'il n'y ait d'autres facteurs de risque, comme le tabagisme, un antécédent personnel de crise cardiaque, ou une hypertension artérielle. Si le taux de cholestérol total se trouve dans la fourchette 200-239mg / dL, les individus sont classés « dans la limite ». Environ un tiers des adultes sont dans ce groupe, alors que près de la moitié des adultes ont un taux de cholestérol total inférieur à 200 mg / dl. Toutes les personnes dont le niveau de cholestérol se trouve dans la fourchette 200-239mg / dl présentent un accroissement du risque. Si le taux de cholestérol total est 240 mg / dl ou plus, le risque de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral est élevé. Les personnes dont le taux de cholestérol total dépasse 240 mg / dl ont deux fois plus de risque de maladie coronarienne que les autres. Environ 20% de la population française présente des niveaux élevés de cholestérol dans le sang.

Les niveaux de lipoprotéines: Le LDL ou «mauvais» cholestérol, est un facteur de risque majeur pour le développement d'athérosclérose et de maladie coronarienne. Un niveau de LDL en dessous de 100 mg / dL est préférable pour les personnes dont le risque cardiaque est élevé. Pour les personnes à très haut risque, comme celles qui ont eu une crise cardiaque précédente, un LDL inférieur à 70 mg de LDL / dL est intéressant. les niveaux de LDL peuvent être classés dans les catégories suivantes : proche de l'optimum 100-129mg / dl, limite haute 130-159mg / dl, élevé 160-189mg / dl , ou très élevé 190 mg / dl et au dessus.

Le LDL oxydé : de plus en plus d'études montrent que le LDL oxydé constitue un paramètre plus pertinent pour évaluer le risque de maladie cardio-vasculaire. Un LDL oxydé inférieur à 60 mg/dl est intéressant. Les niveaux de LDL oxydés peuvent être classés dans les catégories suivantes : proche de l'optimum : 60-120 mg/dl, limite haute 120-150 mg/dl, élevé 150-180 mg/dl, ou très élevé 180 mg/dl et au dessus.

Le HDL ( " bon cholestérol") protège contre les maladies cardiaques. Plus le niveau de HDL est élevé et plus le risque de maladie cardiaque est faible. Un niveau inférieur à 40 mg / dl est faible. Il est considéré comme un facteur de risque majeur de maladie cardiaque. Les niveaux de 60 mg / dl ou plus sont nécessaires pour réduire le risque de maladie cardiaque.

Le taux de triglycérides : des niveaux élevés de triglycérides peuvent augmenter le risque de maladie cardiaque. Les niveaux de la fourchette haute ( 150-199mg / dl ) ou élevée (200 mg / dl ou plus) peuvent nécessiter un traitement.

Enfants: les taux de cholestérol total chez les enfants et adolescents ( 2-19 ans) sont classés comme acceptables (moins de 170 mg / dl ) , acceptables ( 170-199mg / dl ) et élevés ( 200 mg / dl ou plus) . Les niveaux de cholestérol LDL pour les enfants sont classés comme acceptable (moins de 110 mg / dl , acceptables ( 110-129mg / dl ) et élevés ( 130 mg / dl ou plus ) .

Complications

Les complications possibles de taux de cholestérol élevés comprennent l'athérosclérose, la maladie coronarienne ou cardiaque, l'accident vasculaire cérébral, la crise cardiaque, et le décès. Les taux de cholestérol élevés peuvent conduire à des dépôts de plaque dans les vaisseaux sanguins. La plaque est composée de cholestérol, d'autres corps gras, de tissu fibreux, de calcium, et de substances normalement présentes dans le sang qui se déposent sur ​les parois artérielles si le sang ne circule pas correctement.

Au fil du temps, les dépôts de plaque peuvent devenir suffisamment épais pour interférer avec le flux sanguin artériel, créant un blocage. Lorsque les artères coronaires ( les artères alimentant le cœur de sang ) sont bloquées , l'angine de poitrine ou angor peut se produire ; lorsque les artères dans les jambes sont bloquées , des douleurs ou des crampes peuvent se produire dans les jambes; et lorsque les artères qui alimentent le cerveau en sang sont bloquées, un accident vasculaire cérébral peut se produire .

Traitement

Le principal objectif du traitement anti-cholestérol est d'abaisser le niveau de lipoprotéines de basse densité (LDL) à des niveaux suffisamment faibles pour réduire le risque de déclarer une maladie cardiaque ou d'avoir une crise cardiaque. Plus le risque est élevé, plus l'objectif de LDL devrait être contraignant. Deux approches complémentaires permettent de réduire le taux de cholestérol : la thérapeutique et le style de vie. La seconde, la plus importante, comprend la mise en place d'un réglage alimentaire anti-cholestérol, un plan d'activité physique et la gestion du poids. Cette approche est nécessaire pour toute personne dont le LDL se situe au-dessus de son objectif personnel. Le traitement médicamenteux peut être prescrit pour aider à abaisser le LDL, dans les cas les plus critiques. Un programme de réduction du cholestérol est lancé pour toute personne dont le risque de maladie cardiaque est important ou à la suite de la survenue d'un accident cardiaque ou d'un AVC.

Catégorie I, les plus à risque: Chez les personnes à très haut risque, l'objectif de LDL est inférieur à 100 mg/dL. Dans ce cas, même lorsque l'objectif des moins de 100 mg/dl est atteint, les modifications de style de vie sont absolument nécessaires. Si le niveau de LDL se situe à 100 mg / dl ou au-dessus, un traitement médicamenteux est démarré en synergie avec les modifications de style de vie. Si le niveau de LDL est inférieur à 100 mg / dL, un traitement médicamenteux peut également être lancé en même temps que des modifications de style de vie si le médecin constate un risque particulièrement élevé. Par exemple, en cas de crise cardiaque récente ou si le patient cumule maladie cardiaque et diabète.

Catégorie II, risque élevé: L'objectif de LDL est inférieur à 130 mg / dL. Si le niveau de LDL est 130 mg / dl ou au-dessus, les modifications de style de vie doivent être démarrées. Si le niveau de LDL est de 130 mg/dL ou plus après trois mois de modifications de style de vie, le traitement médicamenteux doit être instauré en plus. Si le niveau de LDL est inférieur à 130 mg / dL, il est conseillé de suivre un régime alimentaire sain pour le cœur, avec des conditions un peu moins draconiennes.

Catégorie III, risque modéré: L'objectif de LDL est inférieur à 130 mg / dl. Si le niveau de LDL est 130 mg / dl ou au-dessus, les modifications de style de vie sont démarrées. Si le LDL est 160 mg / dl ou plus après avoir tenté de modifier son style de vie pendant trois mois, un traitement médicamenteux peut être commencé en supplément. Si le niveau de LDL est inférieur à 130 mg / dl, il est conseillé de suivre un régime alimentaire sain pour le cœur, avec des conditions un peu moins draconiennes.

Catégorie IV, risque faible à modéré: L'objectif de LDL est inférieur à 160 mg / dl. Si le niveau de LDL est de 160 mg / dl ou au-dessus, le programme de modification du style de vie est mis en œuvre. Si le niveau de LDL est de 160 mg / dl ou plus après trois mois de modification de style de vie, le traitement médicamenteux peut être démarré en même temps pour abaisser le LDL. Cette approche est nécessaire, en particulier si le niveau de LDL est supérieur à 190 mg / dl. Si le niveau de LDL est inférieur à 160 mg / dl, un régime alimentaire sain pour le cœur, avec des conditions un peu moins draconiennes peut être adopté.

Réglage alimentaire anti-cholestérol : Les personnes présentant un risque élevé de maladie cardiovasculaire doivent modifier leur mode de vie. Cette stratégie comprend essentiellement deux composantes : l'alimentation et l'exercice physique. Le réglage alimentaire consiste à réduire la teneur en graisses saturées puis à réduire la teneur en cholestérol : moins de 7% de calories proviennent des graisses saturées (telles que celles contenues dans les produits animaux) et moins de 200 mg de cholestérol par jour. Ce réglage permet d'atteindre et de maintenir un poids cible tout en évitant la prise de poids. Le rythme de perte de poids doit être suffisamment lent pour en assurer la pérennité. La quantité de fibres solubles, telles que le psyllium, le son d'avoine, et le bêta-glucane, présents dans l'alimentation doit également être augmentée. On les trouve dans certaines céréales, certains légumes et les compléments spécialisés. Augmenter la quantité de fibres contribue à élever les niveaux de HDL, tout en réduisant les niveaux de LDL. Certains aliments contiennent des stérols végétaux, une famille de composés abaissant le cholestérol et présents dans de nombreuses plantes. Les stérols végétaux sont naturellement présents dans les fruits, les légumes, les noix, les graines, les céréales, les légumineuses (haricots), et les huiles végétales (en particulier de l'huile de colza). Les margarines industrielles contenant ces stérols végétaux n'ont pas fait la preuve de leur efficacité pour réduire le risque cardio-vasculaire. Elles sont, au mieux inutiles, au pire néfastes pour la santé.

La gestion du poids: Lorsque l'indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 25, une personne est considérée en surpoids. L'IMC est calculé à partir d'une formule mathématique utilisant la taille et le poids pour déterminer le niveau d'obésité. Perdre du poids peut aider à réduire les niveaux de LDL. C'est particulièrement important pour toutes personnes présentant un ensemble de facteurs de risque comme des niveaux faible de HDL, et/ou un taux élevé de triglycérides.

L'activité physique: L'activité physique régulière (au moins 30 minutes presque tous les jours) est recommandé pour les personnes chez qui le sport n'est pas contre-indiqué. Une marche rapide de 30 minutes à pied, 3-4 fois par semaine, impacte positivement le taux de cholestérol. Les patients souffrant de douleurs thoraciques et / ou de maladie cardiaque connue ou soupçonnée doivent en parler à leur médecin avant de commencer un programme d'exercice. L'exercice peut aider à augmenter le HDL et réduire le LDL. Il est particulièrement important pour ceux qui ont de faibles niveaux de HDL, qui sont en surpoids avec un tour de taille important, et/ou ont des triglycérides élevés. Rappelons que les personnes ayant un grand tour de taille (plus de 102 cm pour les hommes et plus de 90 cm pour les femmes) ont un risque élevé de maladie cardiaque.

Traitements médicamenteux: plusieurs médicaments aident à réduire le cholestérol: le cholestérol total, les lipoprotéines, et les triglycérides. Certains médicaments peuvent réduire le LDL («mauvais» cholestérol) de 20-40%. Ils peuvent également légèrement augmenter le HDL ( «bon» cholestérol), d'environ 5-10%. Les médicaments disponibles sont les inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, les résines fixant les acides biliaires, les inhibiteurs d'absorption du cholestérol, les fibrates, et la niacine.

Les inhibiteurs de 5-hydroxy-3-méthylglutaryl-coenzyme A reductase (inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, ou statines): Bien que leur utilisation soit fortement controversée, les statines ont considérablement fait progresser le traitement de l'hypercholestérolémie grave. Les statines bloquent l'enzyme HMG-CoA réductase responsable de la fabrication du cholestérol par le foie. Cela réduit la quantité de cholestérol présent dans les hépatocytes (cellules du foie), ce qui, finalement réduit le taux de cholestérol. Les statines peuvent également aider à réabsorber le cholestérol présent au sein des dépôts accumulés sur les parois des artères. Si ce mécanisme est confirmé, il pourrait inverser la maladie coronarienne. Les statines couramment prescrites sont l'atorvastatine (Lipitor), la fluvastatine , la lovastatine , la pravastatine, la rosuvastatine calcique , et la simvastatine. Les statines peuvent être ajoutées aux médicaments hypotenseurs. Ces mélanges constituent un cocktail destiné à protéger contre les maladies cardiaques coronariennes Les résultats du traitement par statine doivent être évalués après plusieurs semaines, avec un effet maximum en 4-6 semaines. Après environ 6-8 semaines, le médecin vérifie les taux de cholestérol LDL alors que le patient prend des statines. Le tableau serait parfais si des effets secondaires graves ne survenaient pas. Ils se manifestent par des problèmes de foie, des douleurs musculaires, ainsi qu'une faiblesse générale. Si cela se produit, ou si vos urines virent au brun, contacter immédiatement un médecin. Bien que rare, la dégradation musculaire, connue sous le nom de rhabdomyolyse, peut se produire. Cela constitue une urgence médicale. Plusieurs mises à jour se sont ajoutées aux étiquettes de ces médicaments : les dernières en date sont la perte de mémoire, la confusion, l'oubli, une possible élévation de la glycémie et le diabète de type 2. Il est également à noter que les statines induisent des carence en coenzyme Q10, un élément indispensable du fonctionnement des centrales énergétiques cellulaires : les mitochondries. Trop souvent, les médecins oublient ce détail et omettent de conseiller la prise de coenzyme Q10 en complément.

Résines séquestrant les acides biliaires: Le foie transforme le cholestérol en acides biliaires, nécessaires pour la digestion. Les médicaments comme la cholestyramine, le colesevelam, et le colestipol permettent de réduire indirectement le cholestérol en se liant aux acides biliaires. Cela pousse le foie à utiliser le cholestérol en excès pour le transformer en acides biliaires, ce qui réduit mathématiquement le niveau de cholestérol sanguin. Les séquestrants d'acides biliaires doivent être mélangés avec de l'eau et doivent être pris une ou deux fois (rarement, trois fois) par jour au cours du repas. Les comprimés doivent être pris avec de grandes quantités de liquides pour éviter les problèmes intestinaux ou d'estomac. Cette thérapie par séquestrant peut produire plusieurs symptômes : la constipation, les ballonnements, les nausées, et les gaz. Bien que ces séquestrants ne soient pas absorbés, ils peuvent interférer avec l'absorption d'autres médicaments. Les autres médicaments doivent être pris au moins une heure avant ou 4-6 heures après la prise du séquestrant.

Les inhibiteurs de l'absorption du cholestérol: L'intestin grêle absorbe le cholestérol de l'alimentation et le libère dans la circulation sanguine. L'ézétimibe aide à réduire le cholestérol sanguin en limitant l'absorption du cholestérol alimentaire. Ce médicament peut causer des maux de tête, des nausées, de la fièvre et une faiblesse musculaire. Il a la capacité, par lui-même, de faire baisser le taux de cholestérol LDL de manière comparable aux statines. mais lorsqu'il est combiné avec une statine, ils se révèle plus efficaces pour contrôler les niveaux de LDL élevés. Il existe une combinaison de l'ézétimibe et de la simvastatine.

Fibrates: Le fénofibrate et le gemfibrozil réduisent les triglycérides sanguins en réduisant la production par le foie de lipoprotéines de très basse densité (VLDL) et en accélérant l'élimination de triglycérides dans le sang. Les VLDL contiennent principalement des triglycérides. La prise de fibrates peut avoir des effets secondaires tels que l'inconfort digestif, touchant principalement l'estomac et l'intestin. Les fibrates peuvent augmenter le risque de calculs biliaires et peuvent augmenter l'effet des médicaments qui fluidifient le sang. La dose de fibrates devrait être réduite si la fonction rénale est compromise.

Niacine: la niacine, aussi appelée acide nicotinique ou vitamine B3, réduit les triglycérides en limitant la capacité du foie à produire des lipoprotéines de basse densité (LDL), tout en réduisant les lipoprotéines de très basse densité (VLDL). Il existe deux types de niacine: la niacine à libération immédiate et la niacine à libération prolongée (ou à libération lente). La niacine peut réduire les niveaux de cholestérol LDL de 10-20%, réduire les triglycérides de 20-50%, et augmenter le taux de cholestérol HDL de 15-35%. Un effet secondaire fréquent et pénible de la niacine à libération immédiate s'exprime sous forme de bouffées de chaleur. Elles sont la conséquence de la vasodilatation des vaisseaux sanguins. Les causes de ces bouffées ne sont en réalité pas bien connues. Cet effet secondaire peut parfois être diminué par la prise du médicament pendant ou après les repas ou par la prise d'aspirine 30 minutes avant la prise de niacine. La forme à libération prolongée (Niaspan) cause généralement moins de bouffées que les autres formes. La pression artérielle peut également être réduite en prenant la niacine. La niacine peut causer une grande variété de symptômes gastro-intestinaux, comme les nausées, une indigestion, des gaz, des vomissements, une diarrhée, et des ulcères gastro-duodénaux.

Autres: En cas de présence d'autres symptômes de maladie coronarienne, en plus de taux élevé de cholestérol, d'autres médicaments peuvent être utilisés pour réduire le risque d'accident vasculaire cérébral et de crise cardiaque. On trouve les inhibiteurs plaquettaires (qui "fluidifient" le sang) comme l'aspirine, le Plavix® (clopidogrel), les bêta-bloquants (qui diminuent la fréquence cardiaque et la pression artérielle, ce qui réduit l'approvisionnement du coeur en oxygène, et peut causer de la fatigue) tels que le métoprolol, ou la nitroglycérine (qui augmente la quantité d'oxygène disponible pour le cœur en dilatant les artères coronaires, et qui peut causer des maux de tête), les inhibiteurs calciques (qui ralentissent le cœur et dilatent les vaisseaux sanguins coronaires. Ils réduisent le rythme cardiaque) tel que l'amlodipine ou le diltiazem, les inhibiteurs de angiotensine ou les inhibiteurs de l'ECA (ils dilatent les vaisseaux sanguins et augmentent la prise d'oxygène par le cœur, ce qui peut causer la toux), tels que le lisinopril ou le ramipril. Certaines procédures d'intervention peuvent également être utilisées pour traiter les maladies coronariennes. Elles comprennent l'angioplastie par ballonnet (angioplastie coronarienne transluminale percutanée (PTCA)) et la mise en place d'un stent (un ressort métallique qui ouvre les vaisseaux sanguins bloqués). Un pontage aorto-coronarien (PAC) peut être nécessaire pour rétablir le flux sanguin normal vers le cœur. Le PAC est une intervention chirurgicale sérieuse, avec des complications, comme l'infection, une baisse de l'immunité, la perte de mémoire, la pensée "floue", et même parfois la mort.

Approches naturelles

Nous l'avons vu, un grand nombre d'aliments présentent un intérêt pour réduire le cholestérol. D'autres au contraire sont délétères et contribuent à en augmenter le taux. Intérêt incontestable sur le plan scientifique.

Bêta-glucane: La somme des éléments de preuve permettant d'étayer l'utilisation de bêta-glucane pour l'hyperlipidémie est importante. Il est donc essentiel de privilégier les aliments qui en contiennent. Le bêta-glucane est une fibre soluble contenue dans les parois cellulaires des algues, dans certaines plantes, comme l'avoine ou l'orge, ou dans les champignons et les levures.

Bêta-sitostérol et stérols végétaux: le bêta-sitostérol est l'un des phytostérols alimentaires les plus courants ( ce que l'on nomme couramment les stérols végétaux). On les trouve exclusivement dans les plantes, comme les fruits, les légumes, le soja, les céréales, les arachides. De nombreuses études chez les humains et les animaux ont montré que la présence de bêta-sitostérol dans l'alimentation diminue le taux de cholestérol sérique total ainsi que lipoprotéines de basse densité (LDL). Les compléments bêta-sitostérol sont, quant à eux, très controversés et n'ont pas apporté la preuve d'un quelconque bénéfice pour réduire le risque cardio-vasculaire.

Folate: L'homocystéine est considérée comme un facteur de risque important pour les maladies cardiovasculaires. Or, les niveaux d'homocystéine sont modifiées par les vitamines B, dont le folate fait partie. Il est conseillé de consommer des aliments riches en folate comme les céréales complétes ou demi-complétes.

Ail: Plusieurs études chez l'homme ont fait état de réductions du cholestérol total et des lipoprotéines de basse densité ( «mauvais» cholestérol) en utilisant l'ail sur de courtes périodes de temps (4-12 semaines). Les effets sur les lipoprotéines de haute densité ( "bon cholestérol") ne sont pas clairs.

Konjac glucomannane: la complémentation en glucomannane réduit de façon significative le taux de cholestérol. Cette fibre soluble présente une grande capacité de rétention d'eau. Elle forme une solution visqueuse lorsqu'on la dissout dans l'eau. On pense que les fibres solubles interfèrent avec le transport du cholestérol et des acides biliaires. Prudence tout de même car des études complémentaires sont nécessaires pour assurer la sécurité dans une population avec un cholestérol élevé ainsi que les interactions potentielles avec les agents hypolipémiants.

Niacine: La niacine est un traitement bien toléré en cas le cholestérol élevé. Plusieurs études montrent que la niacine présente des avantages significatifs sur les niveaux de HDL ou «bon» cholestérol. Les résultats dépassent les médicaments sur ordonnance tels que les statines comme l'atorvastatine (Lipitor).

Omega-3: des preuves scientifiques solides montrent que les acides gras oméga-3 provenant des compléments d'huile de poisson ou de poisson (EPA + DHA) ont la capacité de réduire de manière significative le taux de triglycérides dans le sang. Les avantages dépendent de la dose utilisée. On ne sait pas si l'acide alpha-linolénique affecte de manière significative le taux de triglycérides, et les études sont contradictoires dans ce domaine. Cela explique pourquoi les régimes sans graisses ont un impact négatif sur le cholestérol. Attention à ajuster la prise de graisses totales lors du réglage alimentaire.

Psyllium: le psyllium, également dénommé ispaghula, est dérivé des enveloppes de graines de la plante Plantago ovata. Le psyllium contient un niveau élevé de fibres alimentaires solubles. Il est est le principal ingrédient de nombreux laxatifs couramment utilisés. Le psyllium est bien étudié en tant qu'agent anti-cholestérol. Il permet de réduire les niveaux de cholestérol total et de lipoprotéines de basse densité ( «mauvais» cholestérol) dans le sang. Les effets sont observés après huit semaines d'utilisation régulière. Le psyllium ne semble pas avoir d'effets significatifs sur les lipoprotéines de haute densité ( «bon») cholestérol ou sur les triglycérides.

Levure de riz rouge: Depuis les années 1970, les études humaines ont rapporté que la levure rouge avait la capacité de réduire le taux de cholestérol total, les lipoprotéines de basse densité (LDL ou «mauvais» cholestérol) et les triglycérides sanguins. Les produits contenant de la levure de riz rouge ne sont pas standardisés, et leurs effets ne sont pas prévisibles. Ces produits présentent les mêmes effets secondaires que le statines (voir plus haut). Il est conseillé de les prendre en synergie avec la coenzyme Q10 (100 mg par jour) de manière à épargner le muscle cardiaque.

Soja : de nombreuses études sur l'homme rapportent que l'ajout de protéines de soja dans l'alimentation peut modérément diminuer les niveaux de cholestérol total et de lipoprotéines de basse densité ( «mauvais» cholestérol) dans le sang. De légères réductions de triglycérides peuvent également se produire, alors que les lipoprotéines de haute densité ( "bon cholestérol") ne semblent pas modifiées de façon significative. Certains scientifiques ont proposé que les composants spécifiques de soja, comme les isoflavones génistéine et la daidzéine, pouvaient être responsables des propriétés anti-cholestérol de soja. Toutefois, cela n'a pas été clairement démontré et cette allégation reste controversée. On ne sait pas si les produits contenant des isoflavones de soja isolées ont les mêmes effets que l'apport alimentaire régulière de protéines de soja. Il est donc préférable de consommer des produits à base de soja, surtout s'il est fermenté, que des compléments à base de soja.

Intérêt démontré sur le plan scientifique

Arginine: Les premières données de plusieurs études suggèrent que l'arginine pris oralement ou par injection peut améliorer la tolérance à l'exercice et le flux sanguin dans les artères du cœur. On a montré des avantages chez certains patients atteints de maladies coronariennes. Cependant, des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et d'élaborer des doses sûres et efficaces.

Avocat: l'avocat, quand il est ajouté à l'alimentation peut réduire le cholestérol total, de LDL («mauvais» cholestérol), d'HDL ( «bon» cholestérol) et de triglycérides.

Orge: Plusieurs petites études randomisées suggèrent que l'orge riche en fibres, de la farine d'orge, le son, et l'huile d'orge provoquent de petites réductions des niveaux de cholestérol sérique en augmentant l'excrétion du cholestérol. Le bêta-glucane issu de l'orge est intéressant. Il existe des preuves suffisantes pour recommander l'utilisation de l'orge avec une alimentation anti-cholestérol dans les cas l'hypercholestérolémie bénignes.

Haricots: Dans la recherche humaine et animale, les haricots ont montré leur capacité à abaisser le cholestérol total, le cholestérol LDL et les triglycérides et augmenter le cholestérol HDL. In vitro, les haricots pinto et les haricots noirs ont montré qu'ils pouvaient se lier aux acides biliaires. Les auteurs de l'étude suggèrent que ce mécanisme peut impacter le taux de cholestérol, induire des effets hypolipidémiants dans les personnes atteinte d'hypercholestérolémie, et de réduire la formation de plaque dans les artères.

Bétaïne anhydre de betterave: l'homocystinurie est une forme sévère d'hyperhomocystéinémie provoquée par des anomalies génétiques touchant les gènes impliqués dans la métabolisation de l'homocystéine. On retrouve le plus souvent le gène de la cystathionine bêta-synthase (CBS). Les patients atteints d'homocystéine très élevée en raison de cette déficience génétique peuvent utiliser un traitement à base de bétaïne, en combinaison avec d'autres vitamines et des restrictions diététiques, afin de réduire le risque d'événements vasculaires. L'hyperhomocystéinémie est une complication que l'on trouve chez 80% des patients au stade terminal d'insuffisance rénale. Elle peut contribuer à la progression de l'athérosclérose chez ces patients. L'effet de la supplémentation en bétaïne sur la réduction des concentrations d'homocystéine dans cette population n'a été étudié en combinaison avec l'acide folique.

Caroube: la fibre, comme de la fibre d'avoine, a montré qu'elle était capable de réduire les niveaux de cholestérol sérique. Chia: Les premières études chez l'animal et chez l'homme suggèrent que les régimes contenant des graines de chia peuvent diminuer les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.

Chitosan: les résultats de plusieurs essais suggère que le chitosan peut avoir un effet bénéfique sur l'hyperlipidémie, comme les profils de lipides sériques, et induire une diminution du cholestérol total et du LDL, tout en augmentant le HDL (lipoprotéines de haute densité). Cela semble particulièrement vrai lorsqu'il est combiné avec un régime hypocalorique. Nous ne savons pas si son utilisation seule présente un quelconque intérêt. En outre, si l'efficacité est bien établie, la posologie optimale doit être déterminée. Coleus: Un petit nombre d'études suggèrent que la forskoline peut améliorer la fonction cardiovasculaire chez les patients atteints de cardiomyopathie. Cependant, ces essais sont de mauvaise qualité. Des grandes études sont nécessaires avant d'élaborer une conclusion définitive.

Guggul: ces compléments sont utiles en cas de cholestérol élevé. Des études scientifiques préliminaires suggèrent que les guggulipides peuvent être efficace pour réduire les taux de cholestérol total, de triglycérides et de LDL (lipoprotéines de basse densité ou «mauvais» cholestérol) et pour augmenter les niveaux de HDL (lipoprotéines de haute densité ou «bon» cholestérol).

L-carnitine: les données issues des essais cliniques suggèrent que la L-carnitine et de L-propionyl-carnitine (propionyl-L-carnitine) sont efficaces pour réduire les symptômes de l'angine de poitrine ). La carnitine peut ne pas offrir d'avantage supplémentaire lorsque les patients continuent leurs thérapies conventionnelles. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Lécithine: Des études suggèrent que la lécithine, lorsqu'elle est administrée conjointement avec des composés de plantes connues comme les stérols, améliore l'effet bénéfique de ces stérols sur les niveaux de cholestérol. Pantéthine: Le panthétine est le précurseur du coenzyme A. De nombreux essais ont examiné les effets de la pantéthine prise par la bouche sur l'hyperlipidémie. La réduction du cholestérol total, des lipoprotéines de basse densité (LDL) et de triglycérides ont eu lieu. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Policosanol: Le policosanol est un mélange naturel d'alcools primaires aliphatiques, isolés et purifiés à partir de la cire de canne à sucre. Les effets de la complémentation en policosanol sur les réponses de test d'ECG pendant l'exercice ont été étudiés chez les personnes atteintes de maladie coronarienne.

Ribose: Certaines données suggèrent que le ribose peut être bénéfique pour les personnes souffrant de maladies cardiaques. De plus amples recherches sont nécessaires dans ce domaine. A utiliser avec prudence chez les personnes atteintes de diabète, d'hypoglycémie, de troubles rénaux, ou de troubles gastro-intestinaux. Éviter chez les femmes enceintes ou qui allaitent. Éviter en cas d'allergie ou de sensibilité connue au ribose.

Amande douce: Les premières études chez les humains et les animaux signalent que les amandes entières peuvent abaisser le cholestérol total et des lipoprotéines de basse densité (LDL ou «mauvais» cholestérol) et augmenter les lipoprotéines de haute densité (HDL ou «bon» cholestérol). On ne connaît pas la dose sûre et efficace.

Yoga: Il existe des preuves intermédiaire pour soutenir l'utilisation du yoga comme traitement d'appoint dans la prévention de la maladie coronarienne. Le Yoga est une partie d'un vaste programme de changements de style de vie dont les bénéfices pour réduire les blocages dans les artères coronaires, des épisodes angineux, et les événements cardiaques sont indubitables. Le Yoga semble améliorer un certain nombre de facteurs de risque cardiovasculaire, comme la pression artérielle, le cholestérol plasmatique, et la glycémie chez les volontaires sains. Un taux de fibrinogène plus bas et une augmentation de l'activité fibrinolytique peuvent réduire le risque d'infarctus du myocarde.

Prévention

Modifier son alimentation: Réduire le cholestérol et les graisses saturées alimentaires. On les trouve principalement dans les produits alimentaires animaux, tels que les viandes et les produits laitiers. Les conseils alimentaires pour réduire le taux de cholestérol sont : manger des poissons, de la volaille et la viande maigre (retirer la peau du poulet et couper le gras de la viande bovine avant la cuisson); supprimer la consommation de plats préparés et transformés (gâteaux, biscuits, beignets, ) et les aliments frits; augmenter la consommation de fruits, de légumes, de pain complet et semi-complet, de céréales, de riz, de légumineuses (haricots, pois); et modérer la consommation de produits laitiers et les huiles de cuisson riches en acides gras insaturés (maïs, d'olive, de canola et huiles de carthame). Il est recommandé de manger du poisson, notamment le saumon, le thon et le hareng, riches en oméga-3, des graisses protectrices du système cardio-vasculaire. Les œufs contiennent du cholestérol, mais ils peuvent être consommés sans effets négatifs sur le taux de cholestérol. Perdre du poids : L'excès de poids contribue à faire augmenter le taux de cholestérol. Une perte de poids de 5% peut avoir un impact significatif sur la réduction des taux de cholestérol total.

Les Régimes à la mode comme le régime Dukan ne sont pas équilibrés. Ils ne fournissent pas tous les nutriments nécessaires pour permettre un bon fonctionnement du système cardio-vasculaire. L'exercice et la consommation de bons aliments, avec modération, aident à perde du poids.

Stopper le tabac : Cesser de fumer peut améliorer le taux de cholestérol HDL, diminuer la pression artérielle, et réduire le risque d'accident cardiaque. Moins d'un an après l'arrêt du tabac, le risque de maladie cardiaque est réduit de moitié par rapport à celui d'un fumeur. Après 15 ans d'arrêt, le risque de maladie cardiaque est similaire à celui d'une personne qui n'a jamais fumé.

Consommer moins d'alcool: Dans certaines études, l'utilisation modérée d'alcool (vin rouge) a été liée à l'augmentation des niveaux de cholestérol HDL. Un maximum de deux verres est conseillé pour réduire le risque cardiaque. Une consommation excessive d'alcool peut avoir un impact négatif sur le taux de cholestérol, en élevant le taux de triglycérides et en augmentant la pression artérielle.


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