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Diabète et solutions naturelles


Introduction

Le diabète, également désigné sous le terme de diabète sucré, pour le différencier du diabète insipide, est une maladie chronique où le corps s'avère incapable de gérer correctement le glucose sanguin. Le glucose est issu des aliments, Il est utilisé par les cellules pour produire de l'énergie. Le glucose est également fabriqué et stocké dans le foie. L'insuline est une hormone produite par les pancréas, un glande de grande taille située en arrière de l'estomac. Cette hormone est nécessaire pour transporter le glucose dans les cellules où il peut être utilisé afin de produire l'énergie nécessaire pour le métabolisme.

Après la digestion des aliments, le glucose se trouve dans le sang. Si l'insuline n'est pas présente à ce moment là, le glucose ne peut entrer dans les cellules. A l'intérieur du pancréas, se situent des amas de cellules nommés îlots de Langerhans. Ces îlots sont constitués de plusieurs types de cellules, dont les cellules bêta responsables de la fabrication de l'insuline. Lorsque les individus en bonne santé mangent, les cellules bêta produisent automatiquement la bonne quantité d'insuline qui permet de transférer le glucose depuis le sang jusqu'aux cellules . Chez les individus atteints de diabète, le pancréas produit soit très peu, soit pas du tout d'insuline, ou bien encore, les cellules ne répondent pas correctement à l'insuline qui est produite. Ce dernier dysfonctionnement se nomme la résistance à l'insuline. Le glucose s'accumule dans le sang, et fuit dans les urines. Ainsi, le corps perd sa principale source d'énergie alors même que le sang contient une grande quantité de glucose. Le glucose peut également interagir avec les cellules, en particulier avec celles qui constituent les vaisseaux sanguins les plus étroits. Ce processus conduit à des neuropathies et fait chuter la fonction immunitaire.

En cas de diabète de type 1, le corps est incapable de fabriquer la moindre quantité d'insuline. En cas de diabète de type 2, le type le plus courant, le corps, soit ne fabrique pas assez d'insuline, soit n'est pas en mesure de l'utiliser correctement. Lorsque la quantité d'insuline est insuffisante, le glucose stagne dans le sang et provoque une hyperglycémie : présence de grandes quantités de glucose dans le sang.

Le diabète est associé à des complications de long terme qui affectent à peu près tous les tissus. La maladie rend souvent aveugle, attaque les vaisseaux, provoque des maladies cardiovasculaires, des attaques, des insuffisances rénales, des amputations et des dégâts neurologiques. Le diabète non maîtrisé est une cause de complication en cas de grossesse, et les anomalies des nouveaux nés sont plus fréquentes chez les bébés nés de mamans atteintes de diabète. Les femmes enceintes peuvent temporairement développer un diabète gestationnel, un type de diabète qui se déclare dans les dernières semaines de la grossesse.

En 2007, on estime à 20.8 million d'enfants et d'adultes atteints de diabète aux USA, soit 7% de la population. Alors que 14.6 million ont été diagnostiqués (soit diabète de type 1 soit de type 2), 6.2 millions de personnes (soit environ 1/3) ne savent pas qu'elles sont atteintes de diabète de type 2.

Le diabète est largement reconnu comme l'une des principales causes de mort et de handicap dans les pays occidentaux. Les centres de contrôle des maladies reconnaissent que le diabète est la 6ème cause de décès aux USA, ce qui représente un total de 72000 morts en 2004.

Hyperinsulinémie : l'hyperinsulinémie survient lorsque les individus dépassent les niveaux normaux d'insuline dans le sang. L'hyperinsulinémie ne doit pas être confondue avec le diabète. Elle peut néanmoins conduire au diabète de type 2, si elle n'est pas traitée de manière correcte. L'hyperinsulinémie signe un problème sous-jacent à l'origine d'un excès de sécrétion d'insuline par le pancréas. La cause la plus fréquente d'hyperinsulinémie est la résistance à l'insuline, une maladie au cours de laquelle le corps résiste aux effets de l'insuline. Le pancréas tente alors de compenser la situation en fabriquant plus d'insuline. Plus rarement, l'hyperinsulinémie est causée par une tumeur des cellules produisant l'insuline du pancréas (insulinome) ou par un excès de cellules produisant de l'insuline au sein du pancréas (nésidioblastose). L'hyperinsulinémie peut ne pas avoir de signes tant qu'elle ne provoque pas la chute du glucose sanguin (hypoglycémie).

Syndrome métabolique : le syndrome métabolique, également connu sous le terme de syndrome X ou IRS (Insuline Resistance Syndrome) est un ensemble d'anomalies dans lequel le diabète de type 2 (insulino résistant) ou l'hyperinsulinémie est presque toujours présent. Si une personne est résistante à l'insuline, le corps fabrique de plus en plus d'insuline. Mais les tissus étant incapables de répondre à ce signal, le corps n'est pas en mesure d'utiliser le glucose de manière correcte. La résistance à l'insuline survient souvent en parallèle à d'autres problèmes de santé, comme le diabète, le cholestérol élevé, l'hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires en général. Lorsqu'un individu donné présente plusieurs problèmes simultanément, les médecins désignent la situation sous le terme de syndrome métabolique. Le syndrome métabolique comprend l'hypertension, l'hyperlipidémie, l'obésité (en particulier au niveau de la taille), l'augmentation du cortisol, des anomalies de la coagulation sanguine, et une augmentation de la réponse inflammatoire. Une forte augmentation du taux de maladies cardiovasculaires est associé au syndrome métabolique.

Le diabète insipide : le DI est une maladie rare, peu diagnostiquée, au cours de laquelle les reins produisent des volumes très importants d'urine fortement diluée. Le DI est provoqué par une insuffisance de l'ADH (hormone anti-diurétique), également nommée vasopressine. Le DI peut également être provoqué par l'insensibilité des reins à l'ADH. La DI est différente du diabète sucré qui implique insuline et glucose. Les symptômes peuvent être similaires, comme la soif extrême et le fait d'uriner fréquemment. Cependant, le DI est lié à la manière dont les reins gèrent les fluides et obéit à des règles de physio-pathologie totalement différentes. Les tests urinaires et sanguins permettent de déterminer quel type de DI est présent.

Les différents types de diabètes

Le pré-diabète : les individus en état de pré-diabète présentent une glucosémie élevée, supérieure à la normale, mais non suffisante pour que le diagnostic de diabète soit effectué. Cette situation augmente le risque de déclarer un diabète de type 2, une maladie cardiaque, et une attaque cérébrale.

Le pré-diabète est également désigné sous le terme IFG (impaired fasting glucose) ou d'IGT (impaired glucose tolerance), en fonction du type de test utilisé pour le diagnostic. Il est possible de présenter à la fois un IFT et un IGT. En cas d'IFG, les niveaux de glucose sanguin sont légèrement trop élevés, plusieurs heures après le repas. En cas d'IGT, les niveaux de glucose sont légèrement plus forts que la normale directement après le repas.

Le pré-diabète devient de plus en plus courant dans les pays occidentaux, selon les chiffres fournis pas l'OMS. Le risque des personnes atteintes par un pré-diabète est de déclarer un diabète de type 2 durant les 10 années qui suivent.

Diabète de type 1 : c'est une maladie auto-immune pour les cas les plus fréquents (diabète type 1A). Une maladie auto-immune survient lorsque le système immunitaire de l'individu se retourne contre lui-même. Dans le cas du diabète, le système immunitaire attaque et détruit les cellules bêta produisant l'insuline au sein du pancréas. Un individu atteint de diabète de type 1 doit prendre de l'insuline tous les jours pour maîtriser son glucose sanguin.

Nous ne savons par exactement ce qui cause cette attaque des cellules béta par le système immunitaire, mais le chercheurs pensent que des facteurs auto-immuns, génétiques, viraux et environnementaux peuvent être impliqués. Le diabète de type 1 concerne 5-10% des cas de diabète diagnostiqués. Le diabète de type 1 se déclare plus souvent chez les enfants et les adultes jeunes mais peut apparaître à tout âge.

Les symptômes d'un diabète de type 1 se déclarent généralement sur une courte période, bien que la destruction des cellules bêta puisse démarrer des années plus tôt. Les symptômes sont : une soif et un volume urinaire accrus, une faim constante, une perte de poids, une vision floue, et une fatigue extrême. Si elle n'est pas diagnostiquée et traitée avec de l'insuline, une personne atteinte de diabète de type 1 peut déclarer une acidocétose diabétique, une maladie marquée par un faible pH sanguin dû à l'accumulation des cétones dans le sang. L'acidocétose diabétique peu conduire au coma si elle n'est pas traitée de manière appropriée.

Le diabète de type 2 : La forme la plus fréquente de diabète est le diabète de type 2. Elle représente environ 90 - 95% des cas, et augmente très fortement. Elle se retrouve plus souvent chez les individus plus âgés, souffrant d'obésité, sédentaires, souvent avec une histoire familiale de diabète, la déclaration préalable de diabète gestationnel (développé durant la grossesse). Certaines ethnies sont particulièrement sujettes à ce type de diabète. Environ 80% des individus atteints de diabète de type 2 sont en surpoids.

Le diabète de type 2 est en très forte augmentation chez les enfants et les adolescents. Lorsqu'il est diagnostiqué, le pancréas produit habituellement assez d'insuline, mais, pour des raisons qui restent mal connues, le corps n'est pas en mesure d'utiliser cette insuline de manière correcte. C'est un problème que l'on nomme la résistance à l'insuline. Après plusieurs années de fabrication d'insuline supplémentaire pour faire face à cette utilisation inefficiente, la production d'insuline commence à décliner. La conséquence est alors la même que pour le diabète de type 1 : le glucose s'accumule dans le sang et le corps n'est plus en mesure de l'utiliser correctement comme source principale d'énergie.

L'insuline n'est également plus en mesure de stopper la production de glucose par le foie, soit parce-que l'insuline s'avère incapable d'inhiber la production de sucre par le foie, soit parce-que le pancréas ne produit pas suffisamment d'insuline ou bien encore parce-que le signal insulinique n'est plus détecté.

Les symptômes du diabète de type 2 se déclarent graduellement. Leur apparition n'est pas aussi brutale que celle du diabète de type 1. Les symptômes peuvent inclure la fatigue, une fréquence des mictions élevée, une soif et une faim augmentées, une perte de poids, une vision floue, et une guérison très lente des blessures. Parfois les personnes ne présentent aucune signe.

Le diabète de type 2 peut être traité par la nutrition, l'exercice, et la prescription orale de médicaments, mais peut parfois nécessiter une insulinothérapie.

Le diabète gestationnel : un certain nombre de femmes développent un diabète gestationnel, souvent tard au cours de leur grossesse. Bien que cette forme de diabète disparaisse généralement après la naissance du bébé, les femmes qui ont eu un diabète gestationnel présentent 20-50% de risque de développer une diabète de type 2 dans les 5-10 ans qui suivent. Maintenir un poids corporel raisonnable tout en restant physiquement active préviennent la transformation du diabète gestationnel en diabète de type 2.

Comme pour le diabète de type 2, le diabète gestationnel survient plus souvent dans certains groupes ethniques et parmi les femmes ayant un antécédent familial de diabète. Le diabète gestationnel est provoqué soit directement par les hormones de la grossesse, soit par une chute de la production d'insuline. Les femmes atteintes de diabète gestationnel peuvent n'avoir aucun symptôme. Quand une femme est atteinte de diabète et que son taux de sucre sanguin est peu contrôlé et trop élevé, les excès de sucre sont transportés dans l'organisme du bébé. A partir du moment où le fœtus n'est pas diabétique, le bébé est capable d'augmenter sa propre production d'insuline de manière substantielle afin d'utiliser ce sucre supplémentaire. Ce cycle anormal d'événements peut avoir pour conséquence quelques complications, dont la macrosomie (un gros bébé, de poids supérieur à 4,5 kg), une hypoglycémie néonatale (un faible taux de sucre sanguin), une néo mortalité, et tout un cortège de malformations (cerveau, moelle épinière, et maladies cardiaques).

Le seul traitement du diabète gestationnel est l'insuline, puisque les hypoglycémiants oraux ne peuvent pas être utilisés lors de la grossesse à cause de risques éventuels.

Le MODY (Maturity-onset diabetes of the young) : ce type de diabète est causé par des mutations génétiques. Il peut survenir durant l'enfance ou pendant l'adolescence, mais est très souvent diagnostiqué comme diabète de type 1 ou 2. Il peut même passer inaperçu tant que le patient n'a pas atteint l'âge adulte. Les recherches indiquent que les mutations génétiques responsables interfèrent avec la sécrétion normale d'insuline par le pancréas. Actuellement, six mutations génétiques ont été identifiées comme facteurs à l'origine du MODY, chacune étant responsable d'un type particulier (MODY 1 à MODY 6). Chaque type de MODY présente des signes et des symptômes, des manifestations cliniques, des complications, et des traitements différents.

Nous estimons que 1-5% des cas de diabètes aux USA sont des MODY. Il survient typiquement avant l'âge de 20 ans. Les patients atteints présentent une longue liste d'antécédents familiaux de diabètes, où les victimes ont développé un diabète avant l'âge mûr. Contrairement au tableau clinique que l'on peut trouver dans d'autres cas de diabètes, les patients atteints de MODY ne sont généralement pas en surpoids, et peuvent parfois être simplement traités par un réglage alimentaire, des anti-diabétiques oraux, ou bien par de faibles doses d'insuline. Il est recommandé, pour le patient, de travailler en étroite collaboration avec son médecin pour déterminer le meilleur traitement, en fonction du type spécifique de MODY diagnostiqué.

Les Facteurs de risque

Diabète de type 1 :

Antécédents familiaux: la présence de parents atteints de diabète de type 1 accroît le risque de développer des anticorps contre les cellules productrice d'insuline. Mais être prédisposé génétiquement au diabète ne signifie pas que l'on va déclarer systématiquement un diabète. Seuls 10-15% des personnes atteintes d'un diabète de type 1 présentent un antécédent familial de diabète. Si le père est atteint de la maladie, son enfant présente un risque de 6% de développer la maladie. Si un parent est atteint de la maladie, son enfant présente un risque de 5% de développer la maladie. Si une mère est atteinte de la maladie, son enfant présente un risque de 2% de déclarer un diabète. Si un vrai jumeau est atteint de la maladie, l'autre jumeau présente un risque de 30 à 50% de développer la maladie. Si les deux parents et un enfant des mêmes parents sont atteints de la maladie, un autre enfant présente un risque de 30% de développer la maladie.

Ethnicité : Les individus caucasiens ont un risque accru de déclarer un diabète de type 1, si on compare aux Américains d'origine Africaine, aux Asiatiques ou aux Latins.

Présence d'anticorps anti-cellules bêta dans le sang : les personnes présentant à la fois un antécédent familial de la maladie et des anticorps anti-cellules bêta dans leur sang présentent un risque élevé de déclarer la maladie.

Infections virales durant l'enfance : un enfant qui a été atteint par certains types d'infections virales durant l'enfance, en particulier les infections à Coxsackie B, présentent un risque environ six fois plus grand de déclarer un diabète de type 1 que les enfants qui n'ont pas eu d'infections virales de ce type. Cependant, cela ne signifie pas que l'enfant sera atteint de la maladie. La manière dont les infections virales conduisent au diabète de type 1 n'est pas claire.

L'absence d'allaitement maternel : les enfants ayant une susceptibilité génétique pour le diabète de type 1 et dont la mère stoppe l'allaitement avant l'âge de 3 mois ou qui ingère des formules à base de lait de vache avant l'âge de quatre mois, présente un risque plus élevé de développer un diabète de type 1. Les enfants qui ont un frère ou une sœur atteint de diabète et qui ingèrent une certaine quantité de lait par jour durant l'enfance peuvent présenter un risque quatre fois plus élevé de déclarer un diabète de type 1. Les chercheurs pensent que l'insuline présente dans le lait de vache peut constituer un facteur déclenchant.

Diabète de type 2

Age : le risque de développer un diabète de type 2 commence à croître de manière très significative dès l'âge de 45 ans. Il augmente de manière considérable après l'âge de 65 ans. Ces faits peuvent être la conséquence d'une chute de la pratique physique, la perte de masse squelettique, et l'augmentation du poids. Cependant, depuis plusieurs années, le diabète de type 2 croît très fortement parmi les enfants, les adolescents, et les adultes jeunes. Il s'agit de la conséquence directe des changements de mode de vie.

Antécédents familiaux : le risque de diabète de type 2 croit si un parent ou en frère ou sœur est atteint de la maladie.

Grossesse : le développement d'un diabète gestationnel accroit le risque de déclarer un diabète de type 2. Environ 3-8% des femmes enceintes déclarent un diabète gestationnel.

Inactivité : plus une personne est sédentaire et plus son risque de déclarer un diabète de type 2 est élevé. L’activité physique aide à contrôler le poids, à gérer l'utilisation du glucose comme source d'énergie, et rend les cellules plus sensibles à l'insuline.

Pré-diabète : le pré-diabète est une situation pour laquelle le sucre sanguin est plus élevé que la normale, mais pas assez élevé pour être classé dans la catégorie du type 2. Sans traitement, le pré-diabète se transforme pratiquement toujours en diabète de type 2. Des recherches récentes ont montré que cette situation était à l'origine de plusieurs problèmes de santé à long terme : des lésions cardiovasculaires en particulier. A titre indicatif, sachez qu'environ 54 millions (pour une population totale de 318 millions) de personnes aux USA souffrent de pré-diabète.

Ethnicité : certains groupes ethniques, comme les Américains d'origine Africaine, les Américains d'origine, les Américains d'Amérique Latine et les Américains d'origine Japonaise présentent un risque plus élevé de déclarer un diabète de type 2.

Le poids : Le surpoids est le facteur principal à l'origine du diabète de type 2. Plus la masse du tissu adipeux est importante et plus les cellules deviennent résistantes à l'insuline. Les cellules graisseuses produisent des hormones, comme la leptine et l'adiponectine. Ces messagers réduisent le sensibilité à l'insuline, ce qui conduit potentiellement à l'apparition d'un diabète de type 2.

Le syndrome métabolique : le syndrome métabolique, une maladie qui combine pression systolique élevée, niveaux de cholestérol élevés, et obésité abdominale, accroît les risques de déclarer un diabète de type 2.

MODY :

les patients ayant un risque de MODY présentent des antécédents familiaux importants de diabète. Tous ou presque tous ont généralement développé un diabète avant l'âge mûr. Un enfant présente un risque de 50% d'être atteint d'un MODY si l'un de ses parents en était atteint. Sur le plan de la génétique, cette anomalie est du type autosomique dominant, ce qui explique la forte prévalence parmi les descendants de personnes atteintes de ce type de diabète. Le MODY est également appelé forme monogénique du diabète.

Signes et symptômes

Diabète de type 1 :

Les symptômes du diabète de type 1 sont souvent très importants et surviennent généralement brutalement. Le diabète de type 1 est habituellement identifié dans l'enfance ou lors de l'adolescence, souvent lors du déclenchement d'une autre maladie (comme un virus) ou lors une blessure. Les symptômes initiaux du diabète de type 1 sont : production accrue d'urine, soif excessive, fatigue extrême, perte de poids, appétit accru, sensation de malaise, vision floue et des infections comme un muguet ou une irritation de l'appareil génital.

Les patients atteints de diabète de type 1 peuvent déclarer une acidocétose diabétique. L'acidocétose est une maladie sérieuse marquée par la présence importante de cétones dans le sang. Les cétones sont des substances libérées lorsque le corps dégrade les graisses pour les transformer en énergie. Normalement, le corps extrait l'énergie dont il a besoin des hydrates de carbone. Cependant, lorsque les graisses stockées sont dégradées, la production de cétones s'accroît si la ration alimentaire ne contient pas suffisamment d'hydrates de carbones pour fournir les besoins corporels en sucre. Cette situation survient également lorsque le métabolisme n'est pas en mesure d'utiliser le glucose sanguin de manière correcte, comme cela se passe lors du diabète. Les symptômes de l'acidocétose comprennent la nausée et les vomissements. La déshydratation et des perturbations souvent très sérieuses des taux de potassium sanguin s'en suivent très souvent. Sans traitement, l'acidocétose peut conduire au coma et au décès.

Diabète de type 2 :

Les symptômes du diabète de type 2 sont souvent subtils et peuvent être liés à l'âge et à l'obésité. Une personne peut être atteinte de diabète de type 2 pendant de nombreuses années sans en avoir la moindre conscience. Les personnes atteintes de diabète de type 2 risque de développer un syndrome hyperglycémique, hyperosmolaire non cétonique, caractérisé par la présence d'une quantité très faible de corps cétoniques dans le sang.

Certaines personnes atteintes de diabète de type 2 présentent des taches noires, une peau veloutée dans les plis de leur corps, généralement dans les aisselles et le cou. Cette maladie est nommée acanthosis nigricans. Elle est un signe de résistance à l'insuline.

Lorsqu'il n'est pas traité correctement, le diabète de type 2 peut conduire à des complications comme la perte oculaire, l'insuffisance rénale, les maladies cardiovasculaires et les neuropathies.

MODY :

Le MODY peut survenir durant l'adolescence ou l'enfance, mais peut être mal diagnostiqué et confondu avec une diabète de type 1 ou 2. Il peut être mal identifié jusqu'à ce que l'individu ait atteint l'âge adulte. Les personnes atteinte de MODY peuvent ne présenter aucun symptôme du diabète, ou n'en présenter que des signes modérés, ou même n'avoir qu'une hypoglycémie modérée. Les patients atteints de MODY ne sont généralement pas en surpoids, et ne présentent pas les mêmes facteurs de risque que les patients atteints de diabète de type 2, comme l'hypertension ou l'hyperlipidémie (lipides sériques élevés).

Beaucoup de patients atteints de MODY ne présentent pas de symptômes du diabète, et peuvent être diagnostiqués par des niveaux sériques élevés de glucose, lors d'un diagnostic pour une autre maladie. Plusieurs autres symptômes peuvent comprendre l'accroissement de la soif ou une polyurie. Il est recommandé de tester une personne pour le MODY si elle présente une hyperglycémie faible ou modérée identifiée avant l'âge de 30 ans, un antécédent familial de diabète.

Les symptômes fréquents du diabète de type 1 ou 2

Fatigue : dans le cas du diabète, le corps s'avère inefficace et parfois même dans l'incapacité d'utiliser le glucose comme source d'énergie. Le corps change de combustible et se met à brûler les graisses pour cela. Pour prendre une image, c'est comme si, le moteur de votre voiture, en mal de « super » se mettait à brûler du diesel. En raison du rendement beaucoup plus faible des réactions chimiques associées, le processus nécessite d'utiliser beaucoup plus d'énergie. C'est la raison pour laquelle, cette situation génère une fatigue constante.

Perte de poids inexpliquée : les personnes atteintes de diabète s'avèrent incapables de métaboliser la plupart des calories portées par les aliments qu'elles ingèrent. En conséquence, elle peuvent perdre du poids, bien qu'elles mangent de manière apparemment correcte, ou même de manière excessive. La perte de sucre et d'eau dans les urines, ainsi que la déshydratation qui en résulte contribuent à la perte de poids.

La soif excessive (polydipsie) : une personnes atteintes de diabète présentent des niveaux élevés de glucose sanguin. Le corps tente de s'opposer à ce processus en envoyant un signal au cerveau afin de diluer le sang, ce qui se traduit par une sensation de soif. Le corps encourage la consommation supplémentaire de boisson à la fois pour diluer le fort taux de sucre en des niveaux normaux, et pour compenser la perte de d'eau provoquée par les urines en excès.

Les urines en excès (polyurie) : La polyurie se caractérise par une fréquence élevée des mictions. Il s'agit là d'un autre mécanisme par lequel le corps tente de se débarrasser du glucose sanguin en excès. Ce processus engendre une déshydratation. En effet, la perte de glucose s'accompagne inévitablement d'une perte d'eau par effet osmotique.

La polyphagie : polyphagie se traduit par « faim excessive ». Si le corps en est capable, il sécrète des quantités supplémentaires d'insuline pour faire face aux excès de sucre qui arrivent dans le sang. Une des fonctions de l'insuline est ainsi de stimuler la faim. Ainsi, des niveaux plus élevés d'insuline accroissent la faim et la soif. Malgré l'augmentation de la prise calorique, la personne peut être dans l'incapacité de prendre du poids, ou même peut perdre du poids.

Une faible capacité de guérison des blessures : les globules blancs sont des éléments importants pour assurer la défense du corps contre les bactéries. Ils jouent également un rôle majeur dans le nettoyage des tissus en se débarrassant des cellules mortes. L'excès de glucose sanguin empêche les globules blancs de fonctionner normalement. Quand ces cellules ne peuvent plus effectuer leur travail de manière correcte, les blessures prennent plus de temps à se guérir et s'infectent plus souvent.

Les problèmes vasculaires : les niveaux élevés de glucose sanguin provoquent un épaississement des vaisseaux sanguins. Cela empêche le sang de circuler correctement et les tissus sont alors incapables de recevoir suffisamment de nutriments et d'oxygène.

Les infections : certains syndromes infectieux, comme les infections à champignons, les infections de la peau, les infections du tractus urinaire, surtout lorsqu'elles surviennent fréquemment, peuvent être la conséquence de l'inhibition du système immunitaire par le diabète. Ces anomalies peuvent être la conséquence de la présence de glucose dans les tissus, ce qui leur permet de croître plus que de raison. La survenue d'infections à répétition peut être le signe d'un contrôle insuffisant du glucose chez une personne atteinte de diabète.

Statut mental altéré : l'agitation, une irritabilité inexpliquée, l'inattention, une léthargie extrême, la confusion, sont des signes d'un taux de glucose très élevé, d'une acidocétose, d'un syndrome hyperosmolaire hyperglycémique non cétonique, ou d'une hypoglycémie. La présence d'un de ces signes nécessite une attention immédiate de la part du professionnel de santé.

Vision floue : la première cause de cécité au sein de la population en âge de travailler est le diabète. La vision floue n'est pas spécifique du diabète, mais est souvent présente lorsque les taux de glucose sanguin sont élevés.

Diagnostic

Le principal diagnostic du diabète consiste à effectuer un test de glycémie, soit lorsque le patient est à jeun, soit à d'autres moments précis de la journée. Les tests de diagnostic sont également utilisés en routine durant la grossesse afin de mettre en évidence un éventuel diabète gestationnel. Plusieurs tests nécessitent d'obtenir un échantillon sanguin dans le bureau d'un médecin.

En fonction du type de test utilisé, le niveau de glucose sanguin peut être affecté par de nombreux facteurs dont : le fait de manger ou de boire (l'eau est acceptable) ; la prise de médicaments connus pour influer sur la glycémie, comme les contraceptifs oraux, quelques diurétiques et les corticostéroïdes ; ou bien un blessure récente, une maladie d'ordre physique, ou une chirurgie susceptible d'altérer temporairement les niveaux de glucose sanguin.

Le test de glycémie à jeun : le test de glycémie à jeun permet de contrôler les niveaux de glucose sanguin après un jeûne de 12-14 heures. La personne peut boire de l'eau durant ce temps, mais doit obligatoirement éviter tout autre type de boisson. Les personnes atteintes de diabète peuvent être invitées à retarder leur médication anti-diabétique ou leur dose d'insuline avant que le test ne soit terminé. Ce test peut être utilisé pour diagnostiquer le diabète en fonction des convenances et s'avère plus fiable quand il est réalisé lorsque l'estomac est vide, le matin. Ainsi, la présence de nourriture et les biorythmes naturels n'engendrent aucune fluctuation des les niveaux de glucose sanguin.

Si le glucose à jeun est compris entre 100 et 125 milligrammes par décilitre, la personne est atteinte d'une forme de pré-diabète nommé IFG (impaired fasting glucose), ce qui signifie que la personne présente un risque de déclarer un diabète de type 2, mais n'est pas encore atteinte de la maladie. Un niveau de 126 milligrammes par décilitre ou supérieur, confirmé par la répétition du test, signifie que la personne a déclaré un diabète.

Le test de tolérance orale au glucose : durant un test oral de tolérance au glucose (OGTT), une boisson à forte teneur en glucose est ingérée par le patient. Les échantillons sanguins sont contrôlés à des intervalles réguliers, toutes les deux heures. Les tests de tolérance au glucose sont utilisés quand les résultats concernant les tests de glycémie à jeun sont proches des limites. Ils sont également utilisés pour diagnostiquer le diabète gestationnel. Ce test peut être utilisé pour diagnostiquer une situation de diabète ou un état de pré-diabète.

Le test aléatoire de glucose sanguin : les tests aléatoires de glucose sanguin permettent de contrôler les niveaux de glycémie à différents moments de la journée. Le moment du dernier repas pris par la personne n'a aucune importance. Les niveaux de glycémie tendent à rester constants chez les personnes qui n'ont pas le diabète. Ce test, en cohérence avec l'évaluation des différents symptômes, est également utilisé pour diagnostiquer le diabète.

Le test de la fructosamine : les médecins peuvent mesurer les niveaux de fructosamine, également nommées protéines glyquées, dans le sérum ou le plasma. Cela permet d'estimer les niveaux de glucose moyens chez les patients diabétiques durant les deux ou trois semaines précédentes. Chez les patients diabétiques, des niveaux de glucose élevés sont corrélés avec une élévation des niveaux de la fructosamine. Ces composés se forment à la suite d'une réaction entre le fructose et les résidus d'acides aminés des protéines.

Des tests de la fructosamine sont souvent prescrits quand des changements sont effectués dans le traitement et que des informations sont nécessaires pour évaluer les résultats fournis par le nouveau plan. Des niveaux élevés de vitamine C, la lipémie, l'hémolyse et l'hyperthyroïdie peuvent interférer avec ces résultats.

Hémoglobine HbA1c : l'hémoglobine A1c, également nommée hémoglobine glyquée ou glycosylée, est un test permettant d'évaluer le contrôle de la glycémie sur les deux ou trois derniers mois. Le glucose dans le sang peut se lier à l'hémoglobine des globules rouges. Ce processus se nomme glycation. Une fois le sucre attaché, il reste à cet endroit pour la durée restante de la vie du GR, qui est d'environ 120 jours. Plus le niveau sanguin de glucose est important et plus le sucre s'attache aux GR. L'HbA1c se forme lorsque le glucose du sang se fixe de manière irréversible à l'hémoglobine afin de former un complexe stable d'hémoglobines glyquées. Les valeurs d'HbA1c présentent l'avantage de ne pas être sujettes aux fluctuations retrouvées lors les tests de glucose sanguin quotidiens. Les résultats sont donnés en pourcentage.

Les différentes instances mondiales de la santé recommandent l'HbA1c pour évaluer si une personne contrôle bien son diabète. Le test devrait être conduit tous les trois mois pour les patients traités à l'insuline, durant les changements de traitement ou lorsque le glucose sanguin est élevé. Pour les patients stables, ou sous agents oraux, les professionnel de santé recommandent de tester l'HbA1c au moins deux fois par an. L'ADA recommande actuellement un niveau d'HbA1c de moins de 7%. Les études ont montré une chute de 10% du risque de complications micro-vasculaires, comme la néphropathie diabétique ou la neuropathie diabétique, pour chaque 1% de baisse de l'hémoglobine A1c.

Diagnostic du diabète gestationnel : le diabète gestationnel est diagnostiqué en se basant sur les niveaux de glucose mesurés durant le test oral de tolérance au glucose. Les niveaux de glucose sont normalement plus faibles durant la grossesse. Ainsi, les niveaux limites de diagnostic du diabète gestationnel sont plus faibles. Les niveaux de glucose sanguin sont mesurés avant que la patiente ne boive une boisson contenant du glucose. Les niveaux sont alors contrôlés une, deux et trois heures après. Si une patiente présente deux niveaux de glucose qui égalent ou dépassent l'un des nombres suivants, elle présente un diabète gestationnel : niveau de glucose à jeun de 95 mg/dl, niveau de 180 ml/dl à une heure, niveau de 155 mg/dl à deux heures, ou niveau de 140 mg/dl à trois heures.

MODY : le test génétique peut aider à diagnostiquer le MODY. Cependant, des tests génétiques fiables pour le MODY ne sont pas diffusés largement. Dans un test MODY, un échantillon sanguin est collecté. L'ADN est alors isolé et analysé afin d'identifier les mutations caractéristiques du MODY. Le test génétique peut s'avérer utile dans le choix des traitements spécifiques du MODY, en fonction des mutations génétiques spécifiques impliquées. Le test prénatal peut également être disponible. Comme chaque type de MODY présente des manifestations cliniques différentes, il est recommandé pour le patient de travailler avec son médecin pour discuter des options thérapeutiques, afin de déterminer si les tests génétiques sont appropriés, et afin de décider quels tests génétiques sont nécessaires.

Complications du diabète

Le diabète peut toucher beaucoup d'organes clés du corps, dont le cœur, les vaisseaux sanguins, les nerfs, les yeux et les reins. Garder des niveaux de glycémie proches de la normale, c'est à dire garder sa glycémie sous contrôle la plupart du temps peut réduire le risque de manière très importante.

Complications à court terme :

Les complications à court terme du diabète, comme les niveaux élevés de glycémie nécessitent une intervention immédiate. Si ces complications ne sont pas traitées rapidement, la situation peut provoquer des convulsions et la perte de conscience (coma).

Hyperglycémie : l'hyperglycémie se traduit par des niveaux élevés de glucose sanguin. Ce niveau de glycémie peut augmenter pour tout un tas de raisons, dont le fait de trop manger, le stress, ou la non prise de son traitement d'insuline. Il est important de contrôler les niveaux de sucre sanguin souvent et de rester attentif par rapport aux symptômes et signes caractéristiques d'un fort taux de glucose : le fait d'uriner souvent, augmentation de la soif, bouche sèche, vision floue, fatigue et nausée. Si l'hyperglycémie est présente, il est nécessaire d'ajuster la ration alimentaire ainsi que les médicaments, ou les deux, si cela est nécessaire. Si les niveaux de glycémie sont supérieurs à 250 mg/dl durant une période de temps importante, il est recommandé de consulter un médecin d'urgence. Le syndrome diabétique hyperosmolaire, une situation potentiellement mortelle, caractérisée par un sang visqueux et sirupeux, peut être présent.

Acidocétose diabétique : elle se caractérise par des niveaux élevés de cétones dans le sang. Si les cellules sont privées d'énergie, le corps peut commencer à décomposer les graisses. Ce processus produit des substances toxiques connues sous le nom de corps cétoniques. Il est important de détecter le manque d'appétit, la présence de nausées, les vomissements, la fièvre, les maux d'estomac ainsi que l'odeur fruitée de l'haleine, en particulier si le niveau de glucose sanguin est supérieur à 250 mg/dl. L'acidocétose diabétique est plus fréquente dans les cas de type 1 que pour les cas de type 2.

L'hypoglycémie : c'est une situation où le taux de sucre sanguin est faible. Si les niveaux de sucre sanguin passent en dessous d'une valeur limite, le patient se trouve en état d'hypoglycémie. Les niveaux de glucose sanguin peuvent chuter pour plusieurs raisons : sauter un repas, faire plus d'activité physique que d'habitude, ou la prendre trop de médicaments antidiabétiques. Il est important de contrôler les niveaux de glucose sanguin de manière très régulière et de rester attentif aux signes précurseurs d'une faible glycémie, incluant les sueurs, les tremblements, la faiblesse, la faim, la perte de conscience et la nausée. Les changements d'humeur sont également significatifs d'un état d'hypoglycémie. Les derniers signes et symptômes incluent le fait de parler de manière incompréhensible et la confusion. Si les signes et les symptômes d'une faible glycémie sont présents, il est recommandé de manger ou de boire des boissons destinées à augmenter rapidement la glycémie. Pour cela, le jus de fruit est particulièrement indiqué, tout comme les tablettes de glucose, un bonbon sucré ou des sodas (mais non light !). Si la conscience est perdue, un membre de la famille ou un ami proche peut injecter une dose d'urgence de glucagon, une hormone qui stimule la libération de sucre dans le sang. Le glucagon est un médicament prescrit à certaines personnes qui présentent de problèmes de régulation du taux de glucose.

Complications à long terme :

les complications du diabète se développent de manière graduelle. Plus tôt la personne développe le diabète et moins les niveaux de glycémie sont contrôlés, plus le risque de complications s'avère important. Dans certains cas, les complications peuvent menacer la vie du patient ou devenir très handicapantes.

Maladies cardiovasculaires : le diabète augmente de manière très importante le risque de plusieurs maladies cardiovasculaires, dont l'angine de poitrine (rétrécissement des artères coronaires), la crise cardiaque, l'attaque, le rétrécissement des artères (athérosclérose), et l'hypertension artérielle. Selon l'association américaine des maladies cardiovasculaires, environ 75% des personnes atteintes de diabète meurent d'un type ou l'autre de maladie de cœur ou des vaisseaux. La micro-angiopathie diabétique provoque des dégâts au niveau des petits vaisseaux en raison des forts taux de glucose dans le sang. La micro-angiopathie provoque un épaississement des petits vaisseaux, ce qui les affaiblit et les rend poreux. Cette situation engendre une pertes de protéines et de nutriments tout en ralentissant le flux sanguin. Les diabétiques peuvent être atteint par une micro-angiopathie avec épaississement des capillaires dans de nombreuses zones corporelles dont les yeux, les pieds, les jambes, et les reins.

Neuropathie diabétique : la détérioration des nerfs est une conséquence de l'excès de glucose dans le sang. Le glucose peut blesser les parois des petits vaisseaux sanguins (les capillaires) qui nourrissent les nerfs, en particulier dans les jambes. La neuropathie diabétique provoque des picotements, un engourdissement, des sensations de brûlure ou des douleurs qui démarrent habituellement au niveau des doigts ou des doigts de pieds et qui croit sur une période de plusieurs mois à plusieurs années, tout en s'étendant vers la partie proximale des membres. Si elle est laissée sans traitement, le patient peut perdre toutes ses sensations au niveau du membre touché. La neuropathie diabétique est une cause fréquente d'amputation. Les blessures de la peau surviennent en raison de la perte des sensations provoquée par la neuropathie. Lorsque l'infection progresse trop pour permettre de sauver le tissu, en particulier des doigts de pieds et des pieds, l'amputation devient inévitable. Les dégâts causés aux nerfs qui contrôlent la digestion peuvent engendrer des problèmes de nausées, de vomissements, des diarrhées ou de la constipation. Pour les hommes, les dysfonctions érectiles peuvent également survenir à la suite d'un moindre flux sanguin en direction du pénis et de dégâts nerveux, deux conséquences du diabète.

Néphropathie diabétique : elle est causée par une glycémie élevée et non contrôlée. Le glucose contenu dans le sang endommage le système de filtration des reins. Au fur et à mesure que le temps s'écoule, ces lésions conduisent à l'insuffisance rénale. La néphropathie diabétique est la cause la plus fréquente d'insuffisance rénale aux USA. Des lésions sévères peuvent conduire à une insuffisance rénale irréversible qui nécessite une transplantation ou bien une dialyse.

La vue : une glycémie élevée provoque des lésions dans les vaisseaux sanguins de l’œil, ce qui engendre une vision floue et des perturbations variées de la vision. Le diabète peut endommager les vaisseaux sanguins de la rétine (la rétinopathie diabétique), une maladie susceptible de conduire à la cécité. Le cause première de cécité légale dans la population en âge de travailler au sein des pays occidentaux est de diabète sucré. Le diabète accroît également le risque de problèmes importants de vision, comme la cataracte ou le glaucome.

Ulcères au pied : les niveaux de glycémie importants et chroniques, un flux sanguin perturbé au niveau du pied sont à l'origine de plusieurs complications touchant le pied, dont les ulcères. Si elles sont laissées sans traitement, les coupures peuvent devenir des infections sérieuses. La présence de plusieurs lésions peuvent nécessiter des amputations : des orteils, du pied, voir de la jambe.

Maladies de la peau et le bouche : le diabète peut rendre la personne plus sensible aux problèmes de peau, dont les infections bactériennes, les infections fongiques et le prurit. Les infections des gencives peuvent également constituer un problème, en particulier si l'hygiène dentaire laisse à désirer.

Ostéoporose : le diabète peut abaisser la densité minérale osseuse, une situation qui augmente le risque d'ostéoporose. L'ostéoporose est une maladie qui touche les os et les rend fragile. Si des actions préventives ne sont pas menées, ou si elle n'est pas traitée, l'ostéoporose peut progresser sans qu'il y ait de signe avant coureur de rupture osseuse.

Maladie d'Alzheimer : le diabète de type 2 peut accroître le risque de maladie d'Alzheimer. La maladie d'Alzheimer est une maladie dégénérative progressive qui touche le système nerveux central et qui conduit à la démence et finalement la mort. Moins la glycémie est contrôlée et plus son niveau est élevé, et plus les risque de déclarer une maladie d'Alzheimer sont élevés. Les chercheurs ont mis en évidence que les problèmes cardiovasculaires provoqués par le diabète pouvaient être à l'origine de la démence en bloquant le flux sanguin dans le cerveau ou en provoquant des attaques (dégâts neurologiques causés par un manque d'oxygène dans le cerveau). D'autres hypothèses concernent la quantité trop importante d'insuline contenue dans le sang à l'origine une inflammation cérébrale, ou un manque d'insuline dans le cerveau qui prive les cellules cérébrales de glucose.

Gastro-parésie : la gastro-parésie est une maladie qui affecte les personnes atteintes de diabète de type 1 ou de type 2. Dans la gastro-parésie, le mouvement de nourriture dans l'estomac est ralenti, ou même complètement stoppé. Les muscles de la paroi de l'estomac sont atones, ce qui empêche l'estomac de se vider complètement. Cela peut interférer avec la digestion et causer nausées et vomissements, tout en provoquant des problèmes dans le contrôle du glucose sanguin, voir un état de malnutrition.

Dépression : les études montrent que les individus atteints de diabète présentent un risque de dépression plus élevé que les individus qui n'en sont pas atteints. Les causes sous-jacentes de ce lien entre dépression et diabète ne sont pas totalement clairs. La dépression peut se déclarer à cause du stress ou bien peut être la conséquence des effets métaboliques du diabète sur le cerveau. Les études suggèrent que les personnes atteintes de diabète qui présentent des antécédents de dépression sont plus à même de développer des complications diabétique que les personnes qui ne sont pas atteintes de dépression.

Traitements proposés par la médecine classique

Le traitement des différentes formes de diabète est un engagement de toute une vie. Un engagement qui s'articule de la manière suivante : suivre la glycémie, prendre de l'insuline (si elle est indiquée et prescrite), maintenir un poids modéré, prendre des aliments sains et pratiquer de l'exercice physique modéré. Le but est de garder le niveau de glycémie aussi proche de la normale que possible pour retarder ou même empêcher la survenue des complications. En fait, un contrôle fin des niveaux de glycémie peut réduire le risque diabète et les complications liées au diabète comme le risque d'attaque et de crise cardiaque de plus de 50%.

Choix de style de vie :

A partir du moment où tombe le diagnostic de diabète, un style de vie sain est fortement préconisé. Il comprend des exercices physiques et une nutrition saine. Ces choix de santé aident à améliorer le contrôle de la glycémie pour le rendre aussi normal que possible et retarder l'apparition de complications.

Nutrition : une nutrition correcte est une donnée importante du contrôle des niveaux de glycémie et de la prévention des complications diabétiques. Elle consiste à consommer une alimentation bien équilibrée, riche en fibres, faible en acides gras saturés, et faible en sucre. Une alimentation composée d'à peu près le même nombre de calories aux mêmes moments de la journée aide le médecin à prescrire la bonne dose de médicaments ou d'insuline.

La nature et la quantité de nourriture consommée par une personne donnée affecte largement son niveau de glycémie. Le sucre sanguin est typiquement plus élevé une ou deux heures après un repas. Une des manière possible pour le patient de gérer sa prise alimentaire afin de garder une glycémie aussi proche de la normale est de calculer combien de grammes d'hydrates de carbone elle consomme. L'insuline disponible détermine la façon dont le niveau de glucose sanguin s'élève après un repas ou un en-cas. Pour maîtriser leur glucose sanguin, les personnes atteintes de diabète doivent connaître les aliments qui contiennent des hydrates de carbone, la taille d'une part de différents types d'aliments, et combien de parts de nourriture elles peuvent consommer durant une journée. Un naturopathe peut être d'une aide précieuse afin de bâtir un plan nutritionnel correct.

Les aliments qui contiennent des hydrates de carbone comprennent les céréales, les pates, et le riz. ; le pain, les produits à base de céréales ; certains types de végétaux dont les pommes de terre, le maïs, les petits poids, les courges, les légumineuses comme les haricots, les poids et les lentilles ; les fruits et les jus de fruit ; le lait et les yaourts, les bonbons et les desserts. Les légumes qui ne contiennent pas d'amidon comme les épinards, les choux, les brocolis, la salade verte contiennent très peu d'hydrates de carbone. Mesurer les hydrates de carbone permet de s'assurer que la bonne quantité est consommée pour chaque repas et en-cas.

La quantité qu'une personne consomme est également très étroitement corrélée à la maîtrise de sa glycémie. Si une personne mange plus de nourriture qu'il est recommandé pour un plan de nutrition donné, son taux de glycémie grimpe en flèche. Bien que les aliments contenant des hydrates de carbone aient l'impact le plus fort sur la glycémie, la plupart des aliments présente un impact non négligeable.

Exercice et contrôle du poids : la pratique régulière d'un exercice physique peut aider à réduire le risque de déclarer un diabète, en particulier lorsque l'on se trouve en état pré-diabétique. L'activité physique permet de transférer le glucose depuis le sang vers les cellules. Plus la personne est active sur le plan physique et moins sa glycémie est élevée. L'activité peut également réduire le risque de développer des complications du diabète comme les maladies cardiovasculaires, les attaques, l'insuffisance rénale, la cécité, et les ulcères de la jambe. L'exercice aide également à garder une glycémie à un niveau relativement bas tout en permettant d'éviter les niveaux excessivement bas ou excessivement élevés, une situation qui peut s'avérer dangereuse et même menacer la vie de l'individu. La pratique de 20 minutes de marche, trois fois par semaine, a montré un effet positif. Peu importe la durée, un petit exercice physique est bien meilleur que pas d'exercice du tout. Si la personne présente des complications de diabète, comme des problèmes oculaires, rénaux ou nerveux, les exercices peuvent être limités en durée, sans risque d'aggraver la maladie. Les personnes qui prennent de l'insuline peuvent réduire leur dose avant de pratiquer un exercice inhabituel. Un médecin peut être d'un conseil précieux pour la pratique de ces changements.

Si un individu est en surpoids, la perte de 5kg peut réduire fortement le risque de diabète. Pour garder un poids de forme, le naturopathe recommande de se concentrer sur les changements permanents des habitudes de nutrition et de pratique d'exercices. Un diététicien ou un naturopathe peuvent aider le patient à atteindre son but.

La gestion individuelle du glucose : le contrôle des niveaux de glucose, au moins avant les repas et à l'heure du coucher, est une action importante pour contrôler le diabète. Même si le patient prend de l'insuline et mange suivant un planning strict, la quantité de sucre dans le sang peut changer de manière totalement imprévisible. En fonction du type d'insulino-thérapie choisie, comme les injections de doses individuelles, les injections de doses multiples, ou l'utilisation d'une pompe à insuline, l'individu peut avoir besoin de contrôler et d'enregistrer les niveaux de glucose sanguin, jusqu'à plus de quatre fois par jour . Une gestion stricte est la seule façon de s'assurer que le niveau de glucose sanguin reste dans la fourchette cible. Une fourchette comprise entre 90 et 130 mg/dl avant les repas est suggérée pour la plupart des personnes atteintes de diabète. Le médecin est le seul professionnel de santé habilité à déterminer la fourchette cible pour chaque individu.

Les résultats doivent être consignés dans un journal de bord qui devrait également comprendre les prises d'insuline ou de médicaments oraux, les horaires des prises, quand et quel type de nourriture a été consommé, quand et pendant combien de temps un exercice physique a été pratiqué, et tout événement significatif comme les niveaux bas ou élevés de glycémie et la manière dont le problème a été traité. Un journal de bord quotidien est d'une grande utilité pour l'équipe soignante. Il permet d'étudier la façon dont la personne répond aux médicaments, à l'exercice. Les meilleurs équipements disponibles à ce jour permette de contrôler les niveaux de glucose de manière simple, fiable, sans risque et sans douleur.

Un médecin ou un professionnel de santé peut aider le diabétique à décider quel type d'équipement acheter. Il existe plus de 20 types de systèmes disponibles sur le marché . Les systèmes de mesure différent par leur taille, leur poids, le temps de test, la taille de l'échantillon sanguin, les capacités de mémoire, et d'autres éléments particuliers. La plupart des systèmes disponibles n'ont besoin que d'un échantillon sanguin de toute petite taille, ce qui permet aux patients d'effectuer leur prélèvements sanguins sans aucune crainte.

Plusieurs types de nouveaux systèmes de mesure permettent d'obtenir des échantillons sanguins sur plusieurs sites, comme l'avant-bras en lieu et place du doigt. Les doigts sont dotés de plusieurs terminaisons nerveuses, et sont très douloureux. Les prélèvements effectués au bout du doigt sont cependant les plus fiables. Des systèmes de mesure plus complexes disposent de systèmes d'aide pour identifier les tendances sur les graphiques pour mettre en œuvre une analyse de données plus complète, en particulier pour les patients qui se testent plusieurs fois par jour.

Afin d'obtenir des résultats plus fiables, les patients doivent s'assurer que le système est propre, que le test d'étalonnage est correct, et que leur doigt est propre, et finalement que la quantité de sang dans l'échantillon est suffisante. Avant de piquer le doigt, il est recommandé de se laver les mains avec de l'eau chaude, serrer les mains en dessous de la taille, et presser le doigt à quelques reprises

GlucoWatch ® : en 2001, la FDA a approuvé ce dispositif en forme de montre qui permet d'aider le patient à contrôler son diabète en mesurant le taux de glucose via des courants électriques faibles. Il capte de petites quantités de fluides de la peau et mesure le glucose sanguin trois fois par heure sur une durée de 24 heures. Ce système est considéré comme une première étape dans la mise en œuvre de l'enregistrement continu du glucose sanguin de manière non invasive, mais il présente encore quelques inconvénients. Ce système n'est pas considéré comme aussi fiable qu'un test sanguin. Ainsi, un grand nombre de mesure tombant en dehors des fourchettes nécessitent d'être testées à nouveau avec une prise sanguine directe.

Médicaments

Insuline et médicaments oraux : de nombreuses personnes atteintes de diabète peuvent gérer leur glycémie par la nutrition, l'exercice physique, sans utiliser autre chose. Néanmoins, un grand nombre d'entre elles nécessitent des médications pour le diabète ou bien parfois, une insulinothérapie. En plus des médications pour le diabète, un médecin peut prescrire de faibles doses d'aspirine pour empêcher des éventuelles conséquences cardiovasculaires. L'aspirine empêche la formation des les caillots sanguins en bloquant la production de thromboxane A-2, un composé chimique produit par les plaquettes qui favorise leur regroupement. L'aspirine agit en inhibant l'enzyme COX-1 qui est à l'origine de la production de thromboxane A-2.

La plupart des médicaments oraux ou injectés peuvent être utilisés pour traiter les cas de diabète de type 2. Plusieurs médicaments contre le diabète stimulent le pancréas en l'aidant à produire et libérer des quantités d'insuline plus importantes. D'autres inhibent la production et la libération de glucose par le foie, ce qui réduit la quantité nécessaire d'insuline pour transporter le glucose au sein des cellules. D'autres encore bloquent l'action des enzymes de l'estomac qui brisent les chaînes d'hydrates de carbone et rendent les tissus plus sensibles à l'insuline.

Le choix des médicaments les plus appropriés dépend de plusieurs facteurs, dont le glucose sanguin et la présence ou non de plusieurs autres problèmes de santé. Les antidiabétiques oraux agissant sur la régulation du glucose sanguin comprennent :

Les sulfonylurées ou sulfamides hypoglycémiants : Ils aident le pancréas à fabriquer plus d'insuline, ce qui permet d'abaisser de glucose sanguin . Ils aident également le corps à mieux utiliser l'insuline. Pour que ces médicaments fonctionnent, le pancréas doit garder une certaine capacité à fabriquer de l'insuline. Les effets secondaires possibles comprennent l'hypoglycémie, des maux d'estomac, un prurit ou un rash de la peau, et un gain de poids. Des exemples de sulfonylurées comprennent glimepiride (Amaryl®), glyburide (DiaBeta®), chlorpropamide (Diabinese®), acetohexamide (Dymelor®), glipizide (Glucotrol®, Glucotrol XL®), glyburide (Glynase®, Micronase®), tolbutamide (Orinase®), and tolazamide (Tolinase®).

Les biguanides : ils aident à réduire la glycémie en empêchant le foie à fabriquer trop de glucose. Les biguanides réduisent également la quantité d'insuline. La Metformine (Glucophage ® ) est actuellement le seul biguanide disponible. Les patients peuvent perdre quelques kilogrammes en démarrant la Metformine. La Metformine peut également améliorer les niveaux d'acides gras et de cholestérol dans le sang, qui sont souvent anormaux si la personne est atteinte de diabète de type 2. La Metformine ne réduit pas suffisamment la glycémie pour atteindre le niveau d'hypoglycémie, tant qu'il est combiné avec d'autres médicaments qui accroissent le niveau d'insuline. La Metformine peut provoquer une nausée et des vomissements si plus de deux ou quatre boissons contenant de l'alcool sont consommées avec le médicament. D'autres effets secondaires comprennent la nausée, la diarrhée, le mal de tête et les faiblesses musculaires. Un goût métallique dans la bouche peut également être noté. Ce médicament n'est pas très bien réputé car il a été abondamment prescrit par les médecins pour la perte de poids. Il faut cependant noter que son utilisation dans certaines chimiothérapies pour le traitement du cancer a donné des résultats très encourageants.

Inhibiteurs d'alpha glucosidase : ils constituent un classe de médicaments utilisés pour la diabète de type 2. En faisant chuter l'absorption des hydrates de carbone par l'intestin grêle, ils limitent les pics de glucose sanguin tout au long de la journée, et en particulier juste après le repas. Avant que les hydrates de carbone ne soient absorbés à partir des aliments, ils doivent être décomposés en particules de sucres plus petites, comme le glucose. Ce processus est effectué par des enzymes présentes dans l'intestin grêle. Une des enzymes impliquées dans la décomposition des hydrates de carbone se nomme l'alpha glucosidase. En inhibant cette enzyme, les hydrates de carbone ne sont pas décomposés aussi efficacement et l'absorption du glucose est retardée. Les inhibuteurs d'alpha-glucosidase incluent l'acorbose (Precose®) et le miglitol (Glyset®).

Les Thiazolidinediones : elles aident à rendre les cellules plus sensibles à l'insuline. L'insuline peut alors transférer le glucose de manière plus efficace depuis le sang dans les cellules pour le transformer en énergie. Les effets secondaires de ces médicaments peuvent inclure la prise de poids, l'anémie et les oedèmes. Des effets plus sérieux concernent l'insuffisance hépatique et l'insuffisance cardiaque chronique. Un médecin doit systématiquement évaluer la fonction hépatique avant de prescrire ces médicaments. Des exemples : pioglitazone (Actos®) and rosiglitazone (Avandia®). En tant que naturopathe, je n'aime pas cette classe de médicaments. J'ai souvent constaté qu'ils engendraient des dégâts au foie très importants que même les plantes les plus réputées pour rétablir la situation se trouvaient en échec.

Les Meglitinides : ces molécules aident le pancréas à fabriquer plus d'insuline dans la période qui suit les repas. Ils permettent ainsi de réduire la glycémie. Un professionnel de santé peut prescrire une meglitinide seule ou en combinaison avec la metformine si un médicament seul n'est pas en mesure de réduire la glycémie. Des effets secondaires possibles incluent l'hypoglycémie et le gain de poids. Des exemples comprennent la repaglinide (Prandine ® ).

Dérivés de la D-phénylalanine : ces molécules aident le pancréas à fabriquer plus d'insuline très rapidement et pour une courte durée. Ainsi, ils permettent de réduire le taux de glucose sanguin juste après les repas. Ces médicaments peuvent provoquer la chute des niveaux de glucose sanguin. Les médecins doivent contrôler la fonction hépatique avant de prescrire un dérivé de la D-phénylalanine. Un exemple de dérivé de D-phénylalanine est la nateglinide (Starlix ® ).

Inhibiteurs de DPP-4 : ils améliorent la capacité à maîtriser les niveaux de glucose sanguin, à accroître les niveaux d'insuline lorsque le glucose sanguin est élevé, en particulier après les repas, et de réduire la quantité de sucre fabriquée par le foie. La Sitaglipine (Januvia ® ) est actuellement le seul inhibiteur de DPP-4 actuellement disponible. Les effets secondaires des inhibiteurs de DPP-4 comprennent un écoulement ou une congestion nasale, des maux de gorge, des maux de tête, les nausées, des douleurs à l'estomac, ou des diarrhées.

Exenatide (Byetta ® ) : c'est un médicament qui réduit le taux de glucose sanguin. Il est utilisé pour traiter le diabète de type 2. Il appartient à une catégorie de médicaments nommée les incrétines mimétiques parce-qu'ils miment les effets d'une classe d'hormones nommées incrétines. Les incrétines, comme le GLP-1 (human glucagon like peptide-1) sont des hormones produites et libérées dans le sang par l'intestin en réponse à l'ingestion de nourriture. Le GLP-1 accroît la sécrétion d'insuline par le pancréas, ralentit l'absorption de glucose par l'intestin grêle et réduit l'action du glucagon. Le glucagon est une hormone qui accroît la production de glucose par le foie. Ces trois actions combinées réduisent les niveaux de glucose dans le sang. De surcroît, le GLP-1 réduit l'appétit. L'Exenatide est une hormone synthétique (non fabriquée par l'homme) qui ressemble et agit comme le GLP-1. Dans les études, les patients traités par l'Exenatide ont perdu du poids et ont atteint des glycémies plus faibles. L'Exenatide a été approuvé par la FDA en mai 2005. Il est très intéressant de constater que de nombreuses plantes disposent de propriétés qui favorisent l'action des incrétines.

Combinaisons de médicaments : plusieurs médicaments anti-diabétiques peuvent être combinés pour contrôler les niveaux de glucose et d'insuline. Un exemple de combinaison est le glyburide plus metformine (Glucovance ® ). Les effets secondaires des médicaments combinés sont comparables à ceux provoqués par les médicaments individuels.

Insuline : l'insuline est une hormone naturelle sécrétée par le pancréas. Les cellules ont besoin d'insuline pour retirer le glucose du sang et optimiser son utilisation. L'insuline peut être nécessaire pour les diabétiques de type 1 ou de type 2, mais n'est en aucun cas un passage obligé. En raison de l'interférence de l'insuline avec les enzymes de l'estomac, l'insuline doit être inhalée ou injectée. Elle ne peut être utilisée per os. Souvent, l'insuline est injectée en utilisant une fine aiguille ou un injecteur stylo (un système qui ressemble à un stylo à encre, avec une cartouche remplie d'insuline).

Les individus atteints de diabète présentent une incapacité à capter et à utiliser le glucose du sang. Par voie de conséquence, le taux de glucose sanguin croit énormément. Dans le diabète de type 1, le pancréas se trouve en incapacité de produire de l'insuline. Ainsi, l'insulino-thérapie est absolument nécessaire. Dans le diabète de type 2, le patient produit de l'insuline, mais ses cellules ne répondent pas normalement à sa présence. Néanmoins, l'insuline peut également être utilisée dans le diabète de type 2 afin de dépasser la résistance des cellules à l'insuline. En faisant chuter la capture du glucose par les cellules et en réduisant la concentration de glucose dans le sang, l'insuline empêche ou réduit les complications à long terme du diabète : lésions des vaisseaux sanguins, des yeux, des reins et des nerfs. L'insuline est administrée par injection sous-cutanée. Le tissu sous-cutané de l'abdomen est le lieu privilégié car l'absorption de l'insuline est meilleure à cet endroit.

Il existe plusieurs types d'insuline, classées suivant leur rapidité et leur durée d'action. Des mélanges d'insuline à action rapide et à action plus lente sont actuellement disponibles. En fonction des besoins individuels, le médecin peut prescrire un mélange de plusieurs types d'insuline à utiliser le jour ou la nuit. Les médicaments à base d'insuline peuvent être d'origine bovine, porcine, ou bien être produits à partir de technologies recombinantes. Aux USA, l'insuline dérivée des tissus de bœuf n'est plus disponible depuis 1999. La FDA s'est inquiétée de la possible transmission de l'encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la vache folle), et la plupart des élevages porcins utilisés pour cet usage ont été également arrêtés. Presque tous les types d'insuline présents sur le marché à ce jour son produits à partir d'une bactérie. L'insuline est identique à l'insuline humaine.

L'insuline régulière (déclenchement rapide, durée courte d'action) et NPH (déclenchement moins rapide, durée d'action plus longue) sont les préparations les plus fréquemment utilisées. L'insuline régulière présente un déclenchement de son action (le moment où elle commence à réduire le glucose sanguin) dans les 30 minutes suivant l'injection, atteint un effet pic d'une à trois heures plus tard, et présente des effets qui durent six à huit heures. L'insuline NPH est une insuline avec une durée d'action intermédiaire. Elle présente un déclenchement de l'action qui commence environ deux heures suivant l'injection. Elle présente un pic de 4 à 12 heures suivant l'injection et la durée d'action de 18 à 26 heures.

L'insuline lente est également l'insuline avec une durée d'action intermédiaire. Elle présente un déclenchement de l'action de deux à quatre heures après l'injection, un pic de 6-12 heures après l'injection, et une durée d'action de 18-26 heures. L'insuline ultra lente est une insuline d'action très lente avec un déclenchement d'action 4 à 8 heures après l'injection, un effet pic de 19-30 heures après l'injection et une durée d'action de plus de 36 heures.

Une insuline ultra-rapide, l'insuline lispro (Humalog ® ), est une insuline naturelle, chimiquement modifiée. Quand on la compare avec l'insuline « régulière », l'insuline lispro présente un déclenchement plus lent de son action, un effet pic plus rapide, et une durée d'action plus courte. Elle atteint son activité pic 0.5 à 2.5 heures après l'injection. Ainsi, l'insuline lispro doit être injectée 15 minutes avant un repas alors que l'insuline normale est injectée entre 30 et 60 minutes avant le repas.

L'insuline aspart (Novolog ® ) et l'insuline glargine (Lantus ® ) sont toutes les deux des insulines humaines qui ont des compositions chimiques légèrement modifiées. Les changements chimiques fournissent l'insuline Aspart avec un déclenchement d'action plus rapide (20 minutes) et une durée d'action plus courte (trois à cinq heures) que l'insuline humaine classique. Elle atteint son activité pic une à trois heures après l'injection. L'insuline Gglargine présente un déclenchement de l'action plus lent (70 minutes) et une durée d'action plus longue (24 heures) que l'insuline humaine classique. Son activité n'atteint pas de pic quant à elle.

Les insulines mélangées sont des proportions spécifiques d'insuline à action rapide et intermédiaire dans une bouteille ou un stylo à insuline. Des exemples : Humalog mix 75/25, Novolog 70/30, Novolin 70/30, and Humulin 70/30.

Pompe à insuline : la pompe à insuline peut également constituer une option thérapeutique tout à fait intéressante. La pompe est un appareil de la taille d'un téléphone portable portée à l'extérieur du corps. Un tube est connecté au réservoir à insuline inséré sous la peau de l'abdomen. La pompe est programmée pour dispenser des quantités spécifiques d'insuline de manière totalement automatique. Elle peut être ajustée pour délivrer plus ou moins d'insuline en fonction des repas, du niveau d'activité et du niveau de glycémie.

L'insuline inhalée : l'insuline inhalée (Exubera ® ) est également disponible. C'est une insuline sous forme de poudre qui agit rapidement. Elle est habituellement prise avant les repas. Elle remplace uniquement les forme agissant rapidement, et l'insuline agissant sur le long terme doit être prise en parallèle. L'insuline inhalée n'est pas approuvée pour le patients âgés de moins de 18 ans et ne doit pas être utilisée chez les patients qui fument ou qui ont pris des cigarettes durant les six derniers mois. Cependant, elle est considérée comme sans risque pour les personnes qui vivent avec des fumeurs. Exubera ® n'est pas recommandée pour les personnes atteintes d'asthme, de bronchite d'emphysème ou toute forme de maladie pulmonaire. Les tests de base de la fonction pulmonaire sont recommandés par les professionnels de santé avant de démarrer le traitement. Après le premiers six mois de traitement, et chaque année plus tard, même si aucun symptôme pulmonaire n'est présent.

Chirurgie :

Transplantation de pancréas : de nombreuses personnes atteintes de diabète de type 1 sont susceptibles de gérer leur maladie par la nutrition et l'exercice, tout en gérant au plus près leurs niveaux de glucose sanguin, et en utilisant des injections d'insuline. Cependant, pour plusieurs personnes, cela s'avère être une tâche très complexe à mettre en œuvre, ce qui occasionne de nombreux problèmes sur le court et le plus long terme. Une transplantation est le moyen le plus sûr pour rétablir la fonction pancréatique. Une transplantation de pancréas n'est pas la meilleure option pour toutes les personnes atteintes de diabète de type 1, cependant, elle est recommandée pour les personnes en insuffisance rénale.

Les transplantations de pancréas posent des risques de santé sérieux et ne réussit pas toujours. Le patient devra prendre des médicaments anti-rejets pour le reste de sa vie, comme la cyclosporine (Sandimmune ® ), pour éviter le rejet organique. Ces médicaments peuvent avoir des conséquences sérieuses, dont l'accroissement du risque d'infection, ou les difficultés de guérison des blessures. Parce-que les effets secondaires peuvent êtres plus dangereux que les bénéfices, les transplantations organiques sont habituellement réservées aux personnes dont le diabète ne peut pas être contrôlé ou pour les patients ayant des complications graves.

Autres chirurgies : la transplantation d'îlots est une voie expérimentale où les îlots (les cellules pancréatiques qui sécrètent de l'insuline) sont retirés d'un donneur décédé. Les îlots sont purifiés, traités, et transplantés sur un individu atteint de diabète de type 1. Une fois transplanté, les cellules bêta des îlots commencent à produire et à libérer de l'insuline. Les chercheurs espèrent que la transplantation d'îlots est susceptible d'aider les personnes atteintes de diabète de type 1 à vivre sans injections quotidiennes, mais les bénéfices d'une telle pratique sont encore soumis à controverse.

Gestion naturopathique du diabète

Traitements naturels et diabète ont beaucoup de choses à partager. Sans surprise, de nombreux patients diabétiques sont des utilisateurs assidus des médecines naturelles. En fait, des études montrent qu'environ 60% des patients atteints de diabètes utilisent une forme ou une autre de médecine alternative. Dans certaines populations, l'utilisation de nourritures traditionnelles pour le traitement du diabète est plus fréquent encore.

Le plus souvent, les patients diabétiques utilisent les médecines naturelles en plus et pas à la place de leur médication conventionnelle. Cela peut être bénéfique dans certains cas. Mais cela peut conduire à des problèmes comme l'hypoglycémie. Dans d'autres cas encore, des ajustements de médicaments conventionnels peuvent être nécessaires.

Il existe environ 170 médecines naturelles utilisées pour le diabète et des milliers de produits commerciaux disponibles pour les personnes atteintes de diabète. Cependant, seule une fraction de ces produits dispose d'une réelle efficacité.

De nombreuses médecines naturelles ont un impact sur le taux de glucose sanguin, au travers d'une grande variété de mécanismes. Dans certains cas, leurs effets sont comparables à ceux des médicaments conventionnels.

Médicaments conventionnels et naturels utilisés pour traiter le diabète

Agents hypoglycémiants

* Médecines conventionnelles

Chlorpropamide

Glimepiride

Glipizide

Glyburide

Nateglinide

Repaglinide

Tolazamide

Tolbutamide

* Médecines naturelles

Banaba (Lagerstroemia speciosa)

Melon amer (Momordica charantia)

Fenugrec (Trigonella foenum-graecum)

Gymnema (Gymnema sylvestre)

Sensibilisateurs à l'insuline

* Médecines conventionnelles

Metformine (glucophage, riomet) → famille des Biguanides

Pioglitazone → Famille des Thiazolidinediones

Rosigilitazone → Famille des Thiazolidinediones

* Médecines naturelles

Agaricus blazei

Ginseng Américain (Panax quinquefolius)

Banaba (Lagerstroemia speciosa)

Cassia cinnamon (cinnamomum aromaticum)

Chromium

Magnesium

Panax ginseng

Opuntia ficus indica

Soja (Glycine max)

Vanadium

Inhibiteurs de l'absorption des hydrates de carbone

* Médecine conventionnelle

Acarbose → Famille des inhibiteurs de l'alpha-glucosidase

Miglitol → Famille des inhibiteurs de l'alpha-glucosidase

* Médecines naturelles

Phaseolus vulgaris

Psyllium blond

Fenugrec

Glucomannan

Gomme de Guar (Cyamopsis tetragonoloba)

Avena sativa

Opuntia ficus indica

Soja

Morus alba

Autres thérapies

* Médecine conventionnelle

Exenatide → Agoniste du récepteur GLP-1

Pramlintide → Analogue de l'amyline

Saxagliptine → Inhibiteur du Dipeptidyl peptidase DPP-4

Sitagliptine → Inhibiteur du Dipeptidyl peptidase DPP-4

* Médecines naturelles

Acide alpha lipoïque

Chia (salvia hispanica)

Coenzyme Q10

Selenium

Stevia (Stevia rebaudiana)

Agents Hypoglycémiants

Les agents hypoglycémiants sont généralement des médicaments de premier choix. Ils sont prescrits en parallèle de modifications de style de vie pour les patients atteints de diabète de type 2. Ces médicaments comprennent la famille des sulfonylurées... Chlorpropamide, glipizide, glyburide, glimepiride, tolazamide et tolbutamide. Les sulfonylurées agissent en stimulant les cellules des îlots béta de Langerhans.

Les agents hypoglycémiants comprennent également le nateglinide et le repaglinide. Ces médicaments augmentent la production d'insuline par les îlots béta, mais ils le font de manière différente que les sulfonylurées.

Ces agents sont uniquement valables pour le diabète de type 2. Les agents hypoglycémiants ne fonctionnent pas pour les personnes atteintes de diabètes de type 1, ou pour les patients atteints de diabète de type 2 pour lesquels la capacité à produire de l'insuline n'est plus suffisante.

Plusieurs approches naturelles présentent des effets hypoglycémiants en stimulant la production d'insuline, en utilisant des modes d'action comparables aux médicaments conventionnels. D'autres médecines naturelles présentent un effet hypoglycémiant dû à des constituants qui présentent une action insuline-like.

Banaba : c'est le nom pour une variété de magnolia... c'est une plante dotée de belles fleurs rose, mauve, ou ressemblant à la lavande. Les extraits de feuilles de banaba sont extrêmement populaires aux Philippines et en Asie du Sud-est. Cette plante est maintenant fréquemment utilisée comme complément anti-diabétique.

Le Banaba contient deux constituants importants et présentant deux effets importants chez les personnes atteintes de diabète. Les extraits de Banaba contenant de l'acide corosolique et des ellagitannins semblent avoir un effet insuline-like tout en activant les récepteurs à l'insuline. Les recherches cliniques préliminaires montrent que les patients atteints de diabète de type 2 ayant pris un extrait spécifique (glucosol) de Banaba pendant deux semaines, ont un glucose sanguin 10% plus faible que les patients ayant reçu le placebo.

Le Banaba est plein de promesses. Mais les preuves sont encore trop précoces... et les effets à long terme ne sont pas clairement connus. Il est donc délicat de le recommander tant que nous n'en savons pas plus...

Melon amer : le melon amer ressemble à un concombre de couleur verte. Il est populaire dans le sud est asiatique où il est utilisé traditionnellement pour traiter le diabète. Le melon amer, comme le banaba, semble avoir un effet insuline-like. Le melon amer contient un polypeptide connu sous le nom de « p-insuline », « insuline de plante » , ou « polypeptide p ». Il présente des effets similaires à l'insuline bovine... Avec un déclenchement entre 30 et 60 minutes et un effet pic autour de 4 heures.

Plusieurs formulations existent et ont été essayées sur les personnes atteintes de diabète de type 2. Le jus de melon amer, les poudres, les extraits, et même le melon amer frit. Plusieurs patients atteints de diabètes de type 2 semblent bénéficier d'un meilleur contrôle du glucose et voient leur HbA1c chuter après l'utilisation de formulations de melon amer. Malheureusement, il n'existe pas d'études fiables de grande qualité.

Comme le banaba, il est conseillé de ne pas recommander le melon amer tant que des études plus fiables ne sont pas disponibles.

Garder en tête que le melon amer est une composante de la médecine traditionnelle et de la médecine indienne. Des effets hypoglycémiants chez des patients atteints de diabète ayant consommé du melon amer et du curry tout en prenant de chlorpropamide ont été constatés. Les patients qui consomment des aliments contenant du melon amer tout en prenant des médicaments hypoglycémiants doivent faire très attention.

Fenugrec : les graines de fenugrec sont utilisées comme épice. Elles ont un goût et un parfum rappelant le sirop d'érable. Les recherches préliminaires montrent que les patients atteints de diabète de type 2 qui mélangent 15 gramme de fenugrec ont des niveaux de glucose post-prandial réduits en comparaison du groupe contrôle. Cela peut être dû à un effet laxatif important, réduisant l'absorption des hydrates de carbone par le tractus intestinal. Mais le fenugrec semble également améliorer la libération d'insuline grâce à la 4-isoleucine, ainsi qu'à d'autres constituants.

Il n'existe pas suffisamment de preuves pour connaître l'impact du fenugrec sur le long terme... Ou bien si prendre des capsules de complément alimentaire à base de fenugrec présente un bénéfice. Expliquer aux patients que les preuves et les informations de l'impact du fenugrec sur le diabète ne sont pas suffisantes. Néanmoins, rien n'empêche à priori, d'utiliser le fenugrec sous forme d'épice dans les plats de tous les jours.

Faire attention aux patients sous anti-plaquettaires ou sous anti-coagulants (comme l'aspirine, la warfarine, etc.) qui prennent du fenugrec. Le fenugrec contient des constituants susceptibles d'inhiber l’agrégation plaquettaire. En théorie, combiner le fenugrec avec ces médicaments peut augmenter le risque d'hémorragie.

Indiquer aux patients d'éviter le fenugrec en cas d'allergies à d'autres plantes de la famille des fabacées comme les graines de soja, les arachides. Ces patients peuvent également être allergiques au fenugrec.

Gymnema : c'est une plante indienne très ancienne qui se nomme « gurmar » en Hindi, un terme qui signifie « destructeur de glucose ». Gymnema a été testé comme agent hypoglycémiant en combinaison avec l'insuline dans bon nombre d'études préliminaires. Les résultats sont très prometteurs. Les recherches préliminaires montrent que prendre 200 mg/jour d'un extrait spécifique de Gymnema nommé GS4 réduit de moitié la quantité d'insuline nécessaire. En outre, le gymnema fait baisser l'HbA1c dans les diabètes de type 1 et 2. Quant du GS4 400 mg est pris avec des médicaments hypoglycémiants conventionnels, comme le glyburide ou le tolbutamide, il est possible de réduire la dose ou même de stopper les médicaments hypoglycémiants.

Les extraits de gymnema GS4 semblent agir en augmentant la production d'insuline endogène. Le peptide C sérique augmente chez plusieurs personnes qui prennent du GS4 et de l'insuline. Le peptide C est une chaîne d'acides aminés qui est clivée à partir de la molécule de pro-insuline libérée par le pancréas pour former l'insuline. Par voie de conséquence, le peptide C est un excellent marqueur de libération d'insuline endogène.

L'extrait spécifique de gymnema GS4 semble très prometteur et il existe des preuves qu'il est utilisable sans risque sur une période de 20 mois. Mais il manque de preuves suffisamment solides pour le recommander formellement.

Malgré le manque de preuves solides concernant ces produits, de nombreux patients les utilisent.

Garder en tête que les médecines naturelles peuvent augmenter le risque d'hypoglycémie parce-qu'elle augmentent la production d'insuline, qu'elles augmentent la libération d'insuline, ou contiennent des constituants qui agissent comme l'insuline. Les patients diabétiques doivent utiliser ces produits avec beaucoup de prudence, en particulier lorsqu'ils prennent déjà de l'insuline ou d'autres médicaments hypoglycémiants.

Les traitements qui augmentent la sensibilité à l'insuline

Le diabète est une maladie qui affecte soit la sécrétion d'insuline, soit son effet sur les tissus (c'est ce que l'on nomme la résistance à l'insuline), et souvent les deux mécanismes sont présents. Améliorer la sensibilité des récepteurs insuliniques périphériques est le but des médicaments comme les « glitazones, le pioglitazone et le rosiglitazone ». L'ensemble de ces médicaments appartiennent à la famille des thiazolidinédiones.

La metformine (glucophage) appartient à la famille des biguanides, mais fait également partie de cette catégorie. Elle agit de multiples manières pour réduire le glucose sanguin. La metformine accroît la sensibilité à l'insuline, réduit la production de glucose hépatique et réduit l'absorption gastrointestinale de glucose.

Plusieurs substances naturelles semblent également améliorer la sensibilité à l'insuline.

La cannelle : a fait l'objet d'un grand nombre d'attentions lorsqu'une étude préliminaire a montré en 2004 que prendre de 1 à 6 grammes de cannelle (une cuillère à café contient 4,75 grammes) pouvait réduire le taux de glucose à jeun de 18 à 29%. Les constituants contenus dans la cannelle semblent améliorer la sensibilité des récepteurs à l'insuline.

Mais depuis, la figure est devenue un peu moins claire.

D'autres essais cliniques ont été publiés, montrant un bénéfice. Elles ont montré que prendre un produit spécifique à base de cannelle (Cinnamon 500 mg, Puritan's Pride) 1 gramme par jour pendant 90 jours de manière significative l'HbA1c d'environ 0.83%

Mais d'autres études cliniques et une méta-analyse ont été conduits et n'ont montré aucun effet significatif sur le taux de glucose ou sur l'HbA1c.

Ces études ne sont pas le mot de la fin concernant les effets de la cannelle sur le diabète. D'autres études sont en-cours.

Il faut garder en tête qu'il existe plusieurs variétés de cannelle. Jusqu'à maintenant, les études ont concerné le cassia cinnamon... également appelé cannelle chinoise. Le cinnamomum verum est le type le plus commun utilisé en occident. Mais la cannelle de chine n'est pas difficile à trouver dans les magasins occidentaux.

Il existe un vrai problème avec la consommation de grandes quantités de cannelle. Cette consommation peut s'avérer néfaste pour certaines personnes. La cannelle de Chine contient des constituants qui sont susceptibles de provoquer des lésions hépatiques à fortes doses. Pour la plupart des gens, cela ne semble pas être un problème cependant. Il est important d'indiquer aux personnes ayant un foie fragile d'éviter de consommer de la cannelle est grande quantité.

Le Chrome a été utilisé durant des années pour les patients atteints de diabète. La déficience en chrome est associée à plusieurs caractéristiques du diabète comme une tolérance au glucose plus faible, l'hyperglycémie, la glycosurie, une chute du nombre de récepteurs à l'insuline, une faible liaison de l'insuline et des neuropathies.

Cet oligoélément est parfois appelé le GTF pour « glucose tolerance factor ». Mais ce terme ne reflète pas tout à fait la réalité. Le GTF est un complexe de molécules que l'on trouve dans le corps. Il comprend le chrome lié à des molécules simples : glycine, cystéine, acide glutamique, et deux molécules d'acide nicotinique. Le chrome par lui-même n'est pas le GTF. Mais le chrome constitue peut-être le composant actif du complexe. Néanmoins, vous trouverez des compléments à base de chrome sur les étagères des laboratoires sous le terme de Chrome GTF ou d'autres noms similaires.

Sans surprise, les patients diabétiques ayant une déficience en chrome présentent un meilleur contrôle du glucose s'ils corrigent leur déficience. La grande question demeure : le chrome est-il d'une aide quelconque pour les personnes n'ayant aucune déficience ?

Sur ce point, la réponse n'est pas très claire. Plusieurs recherches cliniques montrent que les patients

qui prennent du picolinate de chrome ont des niveaux de glucose plasmatique, des niveaux d'insuline et de d'HbA1c plus faibles. Mais les recherches menées sur le sujet manquent de qualité.

Les agences de santé internationales recommandent le chrome uniquement pour le patients qui présentent une déficience en chrome avérée. Le problème réside dans la difficulté à documenter une déficience en chrome. Cela est tout simplement impossible à mettre en œuvre chez tous les patients.

Il n'existe pas suffisamment de preuves pour recommander les compléments à base de chrome pour tous les patients atteints de diabète. Mais si les patients atteints de diabète de type 2 veulent essayer, cela peut être une bonne solution, en particulier pour les patients dont le régime alimentaire laisse à désirer. Prendre 100 mcg deux fois par jour jusqu'à 500 mcg deux fois par jour. Des doses plus faibles peuvent être aussi efficaces que des doses plus fortes, mais les fortes doses peuvent engendrer des améliorations plus rapides. Si il n'y a aucune amélioration dans les 3 mois, le chrome doit être stoppé.

Les patients atteints de diabète ayant des problèmes rénaux doivent éviter les compléments en chrome. Il existe un soucis concernant des quantités de chrome excessives susceptibles d'endommager les reins et aggraver potentiellement la maladie.

Le Magnésium : est également recommandé par plusieurs praticiens pour les patients qui souffrent de diabète. En effet, des faibles niveaux de magnésium sont souvent associés à cette maladie. L'hypomagnésémie est plus fréquente chez les personnes ayant un diabète faiblement contrôlé, et des niveaux de magnésium sérique plus faibles sont associés avec une déclin plus rapide de la fonction rénale chez les patients atteints de diabète de type 2. Chez les personnes ayant un diabète de type 2, l'hypomagnésémie survient chez 25% à 38% des patients.

Pour compléter, une prise plus élevée en magnésium est liée avec des concentrations plus faible de glucose à jeun chez les adultes et les enfants obèses. La complémentation en magnésium réduit le risque de développer un diabète de type 2. Selon une étude, une augmentation de 100 mg/jour de la prise quotidienne de magnésium est liée à une réduction du risque de 15% de développer un diabète de type 2. Cela est équivalent à la quantité de magnésium que l'on trouve dans 4 tranches de pain complet, une tasse de haricots, ¼ de tasse de noix, ½ tasse d'épinards cuisinés, ou 3 bananes.

Les résultats des études cliniques utilisant les compléments en magnésium chez les patients atteints de diabète de type 2 sont très variables. Quelques études montrent que prendre des compléments en magnésium fournissant de 300 à 600 mg de Mg peuvent faire chuter le taux de glucose à jeun et augmenter la sensibilité à l'insuline. Cependant, d'autres recherches ne montrent aucun effet du Mg sur les patients diabétiques.

La disparité des résultats reflète les différences entre les sels de magnésium et les doses utilisées, ou des différences dans le statut du Mg dans les sujets de l'étude. Les compléments à base de Mg peuvent uniquement aider les patients atteints de déficience en Mg.

Néanmoins, un complément en Mg peut être approprié pour les patients susceptibles d'en être déficients.

Le Vanadium : le vanadium est un élément trace fréquemment utilisé pour traiter le diabète. On pense qu'il est en mesure d'accroître l'action de l'insuline en activant ses récepteurs. Le vanadium est également en mesure de stimuler la synthèse de glycogène hépatique, d'inhiber la néoglucogénèse, la lipolyse et le transport intestinal du glucose. Il semble également accroître la capture, l'utilisation et la conversion du glucose en glycogène dans le muscle squelettique.

Les recherches cliniques préliminaires montrent que les patients atteints de diabète de type 2 qui prennent du vanadium sous forme de sulfate de vanadyl présentent une amélioration de la sensibilité à l'insuline et uns réduction de la glycémie. Cependant, les études sont encore peu nombreuses, et impliquent des échantillons de moins de 40 personnes. Des soucis ont été rencontrés pour les doses supérieures à 31 mg de l'élément vanadium. Ces dosages n'ont pas fait la preuve de leur inocuité sur le long terme. Prendre du vanadium en dose de 1.8 mg/jour pour de longues périodes de temps peut augmenter le risque d'insuffisance rénale.

Le Ginseng : cette plante est traditionnellement considéré comme tonique destiné à améliorer énergie et vigueur. Il existe également un intérêt grandissant à utiliser les Panax ginseng et l'American ginseng pour les patients diabétiques.

Une étude clinique montre que prendre du ginseng panax (200 mg) par jour fait baisser le glucose sanguin et le HbA1c.

Des recherches complémentaires ont été mises en œuvre pour le ginseng Américain. Les études montrent que prendre 3g de ginseng américain au moins 2 heures avant le repas réduitsait le glucose sanguin post-prandial. Le panax ginseng et le ginseng américain contiennent tous les deux des ginsenosides, des molécules supposées améliorer la sensibilité à l'insuline. Néanmoins, plusieurs produits contenant de faibles taux de ginseoside ne semblent pas bénéfiques pour réduire le taux de glucose sanguin.

Ces produits à base de ginseng semblent très prometteurs pour le diabète, mais des preuves supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l'efficacité et la sécurité sur le long terme.

Le naturopathe ne conseille généralement pas le ginseng à tout va. Selon la médecine chinoise, cette plante tonifie le Qi et stimule le système immunitaire. Ces effets peuvent être contre-productifs lorsque le Qi stagne dans un organe ou dans une zone donnée de l'organisme.

Le champignon Agaricus : originaire du Brésil, il est maintenant commercialisé en Chine et au Japon. Comme d'autres champignons, il est souvent utilisé comme immunostimulant. Il contient des polysaccharides comme les béta-glucanes, des molécules ayant la propriété de stimuler les marqueurs de la fonction immunitaire.

Le champignon Agaricus accroît les niveaux d'adiponectine, ce qui réduit la résistance à l'insuline. En fait, les recherches cliniques montrent que les patients atteints de diabète de type 2 qui prennent de l'agaricus en extrait (500 mg) trois fois par jour, en combinaison avec des médications conventionnelles, présentent des taux d'insuline à jeun moins élevés comparés aux patients qui ne prennent pas d'Agaricus. Cela suggère que prendre de l'Agaricus réduit la résistance à l'insuline.

Jusqu'à ce jour, il n'existe aucune étude ne vient étayer le fait que l'Agaricus réduisait les niveaux d'HbA1c sanguins.

L'opuntia (Prickly pear cactus) est un cactus que l'on trouve au Mexique et d'en d'autres pays chauds. Il joue un rôle majeur dans la médecine traditionnelle Méxicaine comme traitement du diabète. Il est fréquemment utilisé par les populations mexicaines des états du sud des USA. Les feuilles cuisinées du cactus sont appelées « nopals ». En fait, l'opuntia est parfois appelée « nopal ».

Plusieurs études montrent que la consommation de feuilles bouillies d'une espèce d'Opuntia (opuntia streptacantha) peut réduire les niveaux de glucose sanguin d'un taux de 17 à 46%. Mais d'autres espèces ne semblent pas avoir cet effet.

Plusieurs chercheurs spéculent que l'opuntia agit par un effet sensibilisant à l'insuline. Mais il peut également réduire l'absorption des hydrates de carbone au niveau de l'intestin.

Consommer des aliments entiers est sûr et peut offrir des bénéfices. Mais, il faut dire au patient qu'il n'existe aucune preuve concernant l'efficacité des pilules contenant de l'opuntia ou ses extraits.

Inhibiteurs de l'absorption des hydrates de carbones

Les médicaments conventionnels comme l'acarbose et le miglitol agissent en faisant chuter le taux d'absorption des hydrates de carbone au niveau intestinal. Cela a pour conséquence de faire chuter des niveaux de glucose sanguin.

Des bloqueurs d'amidon ou d'hydrates de carbone naturels sont en vente depuis les années 1970. Leur intérêt réside dans la perte de poids et le traitement du diabète. Ils ont été retirés du marché parce que la FDA les a qualifié de substances non validées. Depuis leur passage dans la catégorie des compléments alimentaires, ces produits retrouvent une nouvelle jeunesse et peuvent de nouveau être commercialisées.

Ces bloqueurs naturels sont fabriqués à partir d'une protéine contenue une variété donnée de haricot blanc. Ces compléments sont supposés inhiber l'enzyme alpha amylase, ce qui empêche la décomposition des molécules d'amidon au niveau de l'intestin. L'amidon non digéré passe alors dans les fèces. Notons cependant qu'il n'existe aucune étude clinique crédible pour valider cette hypothèse.

Le haricot blanc n'a pas été évalué pour les patients atteints de diabète. Mais les preuves préliminaires montrent qu'un extrait nommé Phase 2 ne permet pas une perte de poids significative chez les patients obèses. Informer les patients de prendre du recul par rapport aux allégations concernant ce produit pour la perte de poids et pour le diabète.

Mûrier blanc : c'est un traitement naturel qui gagne en popularité pour le traitement du diabète de type 2. Le mûrier blanc est une baie de couleur blanche qui ressemble à la mûre classique. Mais c'est la feuille du mûrier blanc qui semble être bénéfique pour le diabète et non le fruit.

Les extraits de feuilles de mûrier blanc inhibent les enzyme alpha-glucosidases dans l'intestin, ce qui empêche la digestion des hydrates de carbone, de la même façon que l'acarbose et le miglitol. Les recherches cliniques montrent que prendre 1 gramme de poudre de feuilles de mûrier blanc trois fois par jour pendant 4 semaines réduisait la glycémie à jeun d'un taux de 27% chez les patients atteints de diabète de type 2.

Expliquer au patient que c'est une approche prometteuse, mais que des études complémentaires sont nécessaires pour clarifier les effets et s'assurer de la sécurité à long terme.

Un grand nombre d'autres compléments bloquent l'absorption des hydrates de carbone, mais ils fonctionnent suivant un autre mécanisme. La plupart d'entre eux entrent dans la catégorie des fibres.

Il existe deux types de fibres : les fibres insolubles et les fibres solubles. Les fibres solubles se comportent comme leur nom l'indique : elles se dissolvent dans l'eau, les fibres insolubles : non.

Les fibres solubles ressemblent habituellement à de la gomme ou à un gel. Les fibres insolubles sont solides et rugueuses.

Les produits contenant des fibres solubles accroissent la viscosité du contenu intestinal, et réduisent le temps de vidange gastrique, tout en agissant comme barrière de diffusion. Lorsque ces produits fibreux sont consommés lors d'un repas, ils réduisent l'absorption du glucose et, réduisent donc les niveaux de glucose post-prandial.

Les cosses de graines de psyllium bond entrent dans la catégorie des fibres solubles. Des études montrent que consommer du psyllium blond réduisait les concentrations post-prandiales de glucose sanguin d'un taux allant de 14 à 20%. Les meilleurs résultats semblent obtenus lorsque le psyllium est pris en cours du repas. Le psyllium réduit également le LDL chez les patients diabétiques.

La gomme de guar est une fibre soluble que l'on extrait du guar. Des essais cliniques montrent qu'elle réduisait les niveaux de glycémie post-prandiale tout comme la glycémie et à jeun chez les patients atteints de diabètes de type 1 et 2.

Le son d'avoine est une fibre soluble très riche en béta-glucane. Inclure le son d'avoine dans son alimentation peut réduire de manière très significative les niveaux de glucose sanguin.

Le soja contient des fibres insolubles et solubles. Plusieurs chercheurs sont convaincus que le soja tire ses bénéfices anti-diabétiques de ses fibres. Mais il peut y avoir d'autres mécanismes, dont la participation des isoflavones du soja. Les femmes post-ménopausées atteintes de diabète de type 2 consommant des protéines de soja (30 grammes par jour) ce qui fournit 132 mg d'isoflavones, semblent avoir une meilleure résistance à l'insuline, une glucosémie à jeun plus faible et un HbA1c plus faible.

D'autres preuves préliminaires montrent qu'un extrait de soja fermenté nommé touchi agit comme inhibiteur de l'alpha-glucosidase. Il réduit le glucsose sanguin, l'HbA1c et les TG chez les patients atteints de diabète de type 2.

Il faut rester très prudent avec le soja. C'est un aliment à double tranchant dont il ne faut pas abuser compte tenu de la présence de phyto-oestrogènes. Je conseille de totalement éviter les produits soja non fermentés comme les « yaourts », le crèmes, etc. Par contre, les produits fermentés comme les tofus, le mison, le touchi sont très intéressants sur le plan de la santé.

Le Glucomannane est un polysaccharide insoluble extrait des tubercules d'une plante nommée konjac. Fortement popularisé dans la perte de poids, Il peut également réduire l'absorption du glucose. Pris tous les jours à des doses comprises entre 3.6 grammes et 7.2 durant 90 jours, il peut réduire les niveaux moyens de glucose à jeun de 29% et conduire à une chute des doses d'insuline ou l'hypoglycémiants oraux nécessaires pour maîtriser la glycémie d'une personne diabétique. Le glucomannane peut également réduire le cholestérol sérique, améliorer la tolérance au glucose, et parfaire les profils lipidiques des personnes atteintes de diabète.

Psyllium, glucomannane, gomme de guar, son d'avoine et autres fibres peuvent faire chuter l'absorption de médicaments qui sont pris oralement. Indiquer aux patients de prendre ces médicaments soit une heure avant, soit quatre heures après avoir pris ces fibres. Aussi, conseiller aux patients de prendre ces produits à base de fibres avec une quantité d'eau importante.

Divers

Plusieurs nouveaux médicaments pour le diabète ont été mis sur le marché récemment. Ileur mode d'action est différent des autres médicaments utilisés classiquement pour traiter le diabète. Deux de ces médicaments sont le Symlin et le Byetta.

Le Symlin est une version synthétique de l'amyline, qui est une hormone sécrétées par le pancréas pour réduire les niveaux de glucose après les repas.

Le Byetta est un mimétique des incrétines. Il fonctionne de manière comparable aux hormones incrétines qui sont sécrétées par le tractus intestinal après les repas. Ces hormones ont une triple activité : elles stimulent la sécrétion d'insuline, réduisent la vidange gastrique et réduisent la faim.

Un autre nouvel entrant est le Januvia. Il ne mime pas les incrétines comme le Byetta, mais augmente les incrétines endogènes. Il inactive une enzyme qui décompose les incrétines, ce qui augmente la concentration des incrétines endogènes.

Il n'existe, jusqu'à présent, aucun traitement naturel connu pour agir de manière similaire à ces médicaments, bien que certains chercheurs soient convaincus du contraire.

Acide Alpha-lipoïque : Plusieurs patients diabétiques prennent de l'acide alpha-lipoïque : une coenzyme endogène. Il agit comme antioxydant et il est supposé régénérer d'autres antioxydants agissant dans le corps comme la vitamine E, la vitamine C et le glutathion.

Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, prendre des compléments à base d'acide alpha-lipoïque oralement semble améliorer la sensibilité à l'insuline et la disponibilité du glucose sur le court terme. Mais aucun impact sur l'HbA1c n'a pour l'instant été mis en évidence.

L'acide alpha lipoïque semble également faire chuter les symptômes de la neuropathie périphérique. Il réduit les sensations de brûlures, les fourmillements et les sensations de picotements dans les jambes. Il faut noter que cela peut prendre entre 3-5 semaines avant que les améliorations ne soient détectées.

Bien que les effets soient prometteurs, des études complémentaires sont nécessaires pour étudier la sécurité à long terme de l'acide alpha lipoïque.

Si vous souhaitez essayer, les doses comprises entre 600 et 1200 mg/jour ont été utilisées dans ces études. Des doses moins fortes ne sont d'aucun intérêt.

Coenzyme Q10 : cette substance est produite de manière endogène. Elle agit comme antioxydant et comme cofacteur dans la respiration oxydative. Plus connu pour son rôle potentiel dans les maladies cardiovasculaires, il a également montré son intérêt pour les patients diabétiques.

Jusqu'à ce jour, les recherches sont contradictoires. Plusieurs montrent que prendre 200 mg par jour de coenzyme Q10 réduisait l'HbA1c chez les personnes atteintes de diabètes de type 2. Cependant, d'autres recherches concernant les diabètes de type 1 et 2 utilisant le même dosage ne montrent aucun effet sur l'HbA1c.

Stévia : Beaucoup de patients s’interrogent sur la stévia. Dans la médecine traditionnelle, la plante stévia est utilisée pour réduire les sucres dans le sang. Selon toute vraisemblance, elle agit directement sur les cellules pancréatiques, les incitant à produire de l'insuline.

Il existe des preuves contradictoires concernant les effets cliniques de la stévia. Les recherches préliminaires suggèrent que 1000 mg par jour de stévioside, un constituant de la stévia, réduisait les niveaux de glucose post-prandial de 18% chez les personnes atteintes de diabète de type 2. Cependant, d'autres recherches cliniques suggèrent que prendre 250 mg trois fois par jour n'affecte pas significativement les niveaux de glucose ou l'hémoglobine glyquée (HbA1c) après trois mois de traitement chez les patients atteints de diabète de type 1 ou 2.

Un extrait de plante est actuellement utilisé comme édulcorant « naturel ». Les produits du commerce contenant ces édulcorants fleurissent tous les jours dans les rayons des supermarchés. Ils contiennent un extrait spécifique de la plante stévia nommé rébaudioside A, également connu sous le nom de Reb A ou rébiana. Il n'a aucune calories et un pouvoir sucrant atteignant 200 fois celui du sucre.

Garder en tête que ces édulcorants sont des additifs alimentaires totalement différents des compléments alimentaires contenant de la stévia. Ils sont beaucoup plus purifiés (par des procédés purement chimiques) que les compléments à base de stévia pure.

Sélénium : Depuis plusieurs années le sélénium fait l'objet d'un intérêt grandissant pour ce qui concerne la prévention ou le traitement du diabète. Sur le plan théorique, le stress oxydatif contribue à la résistance à l'insuline et au diabète. Ainsi, les effets antioxydatifs du sélénium sont supposés bénéfiques pour les patients atteints de cette maladie. Mais les recherches menées sur les populations ont montré que des niveaux de sélénium sérique élevés était un facteur FAVORISANT le risque de développer un diabète de type 2. Une étude récente a confirmé ce fait, montrant que les personnes âgées prenant un supplément de sélénium de 200 mcg/jour pour une durée moyenne de 7 ans ont un risque plus élevé de déclarer un diabète de type 2. Il est donc conseillé à ces patients de ne pas prendre de sélénium pour traiter ou prévenir le diabète.

Chia : le chia s'inscrit depuis un certain temps comme le dernier « super-aliment » à la mode. Chia signifie « huileux ». En effet, la graine contient de fortes concentrations d'oméga-3 et d'acide alpha-linoléique. Elle contient également une grande quantité de fibres, de protéines, de calcium, de Mg, de Fer et d'antioxydants.

Sa grande concentration micro-nutritionnelle la rend pertinente pour une grande variété de problématiques santé, dont le diabète fait partie.

Les premières études cliniques montrent que les patients atteints de diabète de type 2 et qui consomment du pain contenant un certain type de chia (nommé salba) pour une quantité d'environ 37 grammes par jour pendant 12 semaines, présentent significativement moins de risques cardiovasculaires : pression sanguine systolique, la protéine C réactive, et le facteur de Von Willebrand plus faibles si l'on compare avec les personnes consommant du pain à la farine de blé. Ces patients présentent en outre un taux d'HbA1c réduit.

Conclusion

De nombreuses solutions naturelles sont actuellement en cours de test pour le diabète. Nombre d'entre elles présentent de réels intérêts pharmacologiques, des effets qui ont montré leur efficacité. Mais, jusqu'à présent, beaucoup de ces produits manquent de preuves d'efficacité. En outre, leur sécurité pour une utilisation à long terme n'est pas toujours suffisamment étudiée. Or, ces deux éléments sont indispensables pour les recommander sur le long terme (condition sine qua non pour conseiller leur utilisation sur une pathologie chronique comme le diabète).

Quelques produits doivent cependant être soulignés. Le chrome et le magnésium valent le coup d'être essayés chez certains types de patients. S'ils sont d'une quelconque utilité, c'est sûrement qu'il existe une déficience en chrome ou en magnésium. Une fois la déficience corrigée, le complément doit être stoppé.

Les produits à base de fibres peuvent être recommandés en toute sécurité. S'il n'existe pas beaucoup de preuves pour conseiller l'utilisation de produits à base de fibres (le psyllium, le son d'avoine, le soja, etc.), la plupart des experts sont d'accord sur le fait qu'une alimentation contenant entre 20 et 50 grammes de fibres par jour est bénéfique. La plupart des habitants des zones industrialisées ne consomment pas une quantité adaptée de fibres. Accroître les fibres dans la ration alimentaire peut se traduire par d'énormes bénéfices, parmi lesquels une chute des niveaux de glucose sanguin.

Garder en mémoire que les médecines naturelles hypoglycémiques peuvent être bénéfiques. Mais elles peuvent être également délétères lorsqu'elles utilisées en synergie avec les médicaments conventionnels. Faire baisser le taux de glucose de manière trop importante peut pousser les patients vers l'hypoglycémie. Le principal problème survient lorsque les médecines naturelles ayant une activité hypoglycémiante, due aux effets de l'insuline, se combinent avec les médicaments conventionnels ayant eux aussi un effet hypoglycémiant.

La prise de ces médecines naturelles peut se traduire par des effets semblables à ceux des médicaments. C'est pourquoi il est conseillé de mesurer sa glycémie avec beaucoup de rigueur, si vous souhaitez souhaitent essayer l'un d'eux.


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