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Pour des millions de personnes, l'insomnie est plus qu'un problème occasionnel. C'est un problème persistant avec des conséquences potentiellement très sérieuses. Comme souvent, les USA et le Canada ont chiffré précisément les conséquences : 100 milliards de dollars en perte de productivité et en dépenses médicales. Environ 100 000 accidents de circulation et 1500 décès sont attribués à la somnolence. Certains experts pensent que l'insomnie est un problème aussi conséquent que l'alcool sur la conduite automobile.

Pour le naturopathe, le sommeil constitue l'un des "piliers" de la santé. La force vitale d'un individu ne peut s'exprimer que s'il dort bien.

L'insomnie chronique peut cacher des problèmes de santé plus graves, comme la dépression, les maux de tête, les maladies cardiaques, et les addictions.

L'insomnie peut se matérialiser par quatre typologies : 1) Difficulté à s'endormir ; 2) Difficultés à se maintenir en sommeil ; 3) Se lever trop tôt le matin ; ou 4) Un sommeil non réparateur.

Ces quatre types d'insomnie accroissent la fatigue, le risque d'accident et fait chuter la productivité, etc.

L'insomnie est souvent un symptôme d'une maladie sous-jacente. L'insomnie est fréquemment situationnelle, causée par le décalage horaire, le travail en équipe, ou le stress. Elle peut également être provoquée par des habitudes de sommeil délétères, la consommation d'alcool, ou par l'utilisation de stimulants comme la caféine ou d'autres médicaments. Guérir la maladie sous-jacente peut souvent résoudre le problème.

Causes « situationnelles »

  • Pratique de la sieste

  • Manger ou pratiquer de l'exercice avant de dormir

  • Décalage horaire

  • Travail en équipe

  • Stress

Maladies

  • Angine de poitrine

  • Problème ostéoarticulaire

  • Anxiété

  • Arythmie

  • Asthme

  • Dépression

  • Reflux gastro oesophagien

  • Insuffisance cardiaque

  • Hyperthyroïdie

  • Hypoglycémie

  • Addiction internet

  • Etc.

Médicaments

  • Albutérol

  • Alcool

  • Antipsychotiques

  • Beta-bloquants

  • Bupropion

  • Caféine

  • Clonidine

  • Corticosteroides

  • Dextroamphetamine

  • Levodopa

  • Methyldopa

  • Etc...

Les personnes âgées se plaignent très souvent d'insomnie. Elles se plaignent généralement de ne pas avoir assez dormi. Il est vrai que lorsque nous vieillissons, le besoin de sommeil est moins important. Tant qu'une personne âgée se sent en bonne forme quand elle se lève, son sommeil peut être considéré comme correct.

Parfois, les personnes âgées ne dorment pas bien à cause d'une maladie sous-jacente, ou à cause d'un médicament. Elles somnolent durant la journée, et compensent en faisant un petit somme régulièrement. Ces pratiques ne favorisent pas un bon sommeil durant la nuit.

De nombreuses personnes, et pas seulement les plus âgées, sont insomniaques en raison de ce type de pratique. Les personnes qui dorment mal associent le lit avec l'insomnie. Ils n'ont aucun problème à s'endormir en face de la télévision, mais restent éveillés dans leur lit.

Améliorer ses habitudes est une première étape intéressant toute personne souffrant de problèmes de sommeil. Mais, dans certains cas, ce n'est pas suffisant pour briser le cycle infernal. Une traitement naturel ou médicamenteux peut être nécessaire.

Bonnes pratiques de sommeil

  • Couchez vous et levez vous toujours aux mêmes heures – même le week-end. Si certaines nuits, le sommeil de vient pas, n'allez pas dormir tout de suite.

  • Pratiquez régulièrement un exercice physique, mais éviter l'exercice en soirée ou à des horaires rapprochées de l'heure du sommeil.

  • Laissez vos problèmes de côté lorsque vous allez vous coucher. Certaines personnes les écrivent sur un bout de papier, puis froissent le papier avant de le mettre dans une corbeille.

  • Faites une exercice de relaxation ou sans « prise de tête » avant d'aller au lit.

  • Évitez de regarder la télé ou de lire dans le lit. Réservez le lit au sommeil ou à l'activité sexuelle.

  • Si vous ne pouvez dormir dans les 15 – 20 minutes, levez vous et allez dans une autre pièce pour lire ou faire quelque chose de relaxant. Retourner au lit uniquement si vous sentez venir le sommeil.

  • Enlevez le réveil de votre vue.

  • Évitez les siestes trop longues durant la journée. Si vous faites la sieste, limitez la à 30 minutes durant l'après-midi.

  • Réduisez votre consommation d'alcool, la consommation de nicotine et de boissons riches en caféine.

  • Évitez d'utiliser de sédatifs.

  • Planifiez des activités extérieures, au même moment et chaque jour.

Hypnotiques – Sédatifs

Les hypnotiques/sédatifs sont un terme générique pour plusieurs classes de médicaments, dont les barbituriques, les benzodiazépines et les nouveaux sédatifs non-benzodiazépines.

Les benzodiazépines comme le diazépam (Valium) et le temazépam (Restoril), sont restés les « standards » de la thérapie contre l'insomnie pendant très longtemps. Les benzodiazépines se fixent de manière non sélective aux récepteurs aux benzodiazépines 1 et 2. Cela impacte le GABA et cause la dépression du système nerveux central. Les benzodiazépines peuvent réduire le temps de survenue du sommeil, le nombre des réveils nocturnes, et augmenter le temps de sommeil global.

Les nouveaux médicaments agissant rapidement et les non-benzodiazépines sont maintenant les médicaments de choix pour le traitement de l'insomnie. On y retrouve le zolpidem, le zaleplon (Sonata, non disponible en France), le zopiclone, et l'eszopiclone.

Ces médicaments agissent de manière comparable aux benzodiazépines, mais agissent sélectivement sur le récepteur 1 aux benzodiazépines. ils provoquent moins de tolérance, moins d'insomnie rebond et moins d'effet « gueule de bois ».

Ils ne sont pas dénués pour autant d'effets secondaires, et beaucoup de patients consultant des naturopathes se plaignent de troubles articulaires à la suite de leur consommation.

Un autre hypnotique/ sédatif non-benzodiazépine est le ramelteon (Rozerem). Il est différent des autres agents parce-qu'il ne joue pas du tout sur les récepteurs aux benzodiazépines. Il s'agit d'un agoniste du récepteur à la mélatonine. Il n'est pas considéré comme une substance sûre et efficace, bien qu'il provoque moins de problème d'addiction ou de dépendance en comparaison avec les autres agents.

L'usage au long cours de ces substances, bien qu'abondamment pratiqué, n'est pas du tout une bonne pratique. Des études très sérieuses, parues dans les meilleures revues médicales de la planète, laissent entendre que cet usage serait susceptible de provoquer des maladies graves comme Alzheimer.

Avant de passer aux médicaments, beaucoup de personnes se tournent vers les compléments naturels. Au moins un quart des personnes atteintes d'insomnies essaient ces compléments.

Ils ont des effets sur le système nerveux central, et agissent de manière comparable aux hypnotiques sédatifs.

Vous avez peut-être entendu parler de la valériane. C'est l'une des plantes les plus populaires pour l'insomnie. C'est également l'une des plus étudiées. La valériane agit d'une manière comparable aux benzodiazépines. Certains la qualifient d'ailleurs de benzodiazépine naturelle. L'acide valérénique, contenu dans la valériane augmente l'activité GABAergique dans le système nerveux central en inhibant une enzyme qui métabolise le GABA.

Certaines recherches cliniques montrent que la prise d'extrait de valériane réduit le temps d'endormissement chez de nombreux patients. Mais la valériane n'agit pas aussi rapidement que le benzodiazépines, une situation que l'on retrouve souvent avec les plantes médicinales. Il faut souvent attendre quelques semaines avant que les effets ne soient visibles.

La valériane semble sans danger lorsqu'on ne la prend pas en continu. Elle est habituellement bien tolérée. Elle ne génère pas de somnolence ou de fatigue le matin, des effets secondaires très courants lors de la prise de benzodiazépines.

Il faut faire très attention avec les interactions médicamenteuses. La valériane peut inhiber l'enzyme P450 3A4, impliquée dans la détoxication hépatique. Cela signifie que la valériane peut augmenter les niveaux de médicaments métabolisés par cette enzyme. Bien qu'il soit encore prématuré d'anticiper les effets sur l'humain, vérifier avec attention la nature des interactions avec l'aide d'un naturopathe.

Point pratique :

Si vous prenez de la valériane au long court, ne stoppez pas la prise de manière soudaine. Ralentissez de manière progressive... de la même manière que pour les benzodiazépines.

Il existe de nombreux mélanges de plantes « pour le sommeil » sur les étagères des pharmacies. Ils associent souvent la valériane avec d'autres plantes comme le houblon, la lavande, la mélisse, la citronnelle et la scutellaire. Ces produits ont des propriétés sédatives confirmées par des études préliminaires.

Par exemple, des études montrent que la prise produits contenant des extraits de houblon et de la valériane améliore de manière modeste le sommeil après 28 jours de traitement.

Une étude clinique préliminaire montre qu'une combinaison spécifique à base de mélisse et de racine de valériane, pouvait faire chuter les symptômes de l'insomnie des enfants âgés de moins de 12 ans atteints de troubles du sommeil ou d'agitation pathologique.

Ces combinaisons semblent prometteuses, mais il n'existe aucune preuve qu'elles sont plus efficaces que la valériane seule. En outre, certaines de ces plantes, comme le houblon contiennent des phyto-oestrogènes, des molécules qui, comme leur nom l'indiquent présentent des propriétés comparables à celles des oestrogènes classiques. Elles peuvent être déconseillées pour les personnes présentant un risque de cancer hormono-dépendant par exemple. Il est donc fortement conseillé de consulter un professionnel de santé naturopathe pour effectuer le choix qui vous convient le mieux.

Les remarques sur les interactions médicamenteuses concernant la valériane restent d'actualité pour ces associations. En outre, veillez à ce que ces produits ne contiennent pas de composés issus des nanotechnologies.

Camomille allemande (ou matricaire) : c'est une tisane du coucher très populaire. Il n'y a aucun doute sur la capacité de cette plante à procurer une certaine sédation. Demandez à toutes les personnes qui s'en servent: elles vous le confirmeront. Elles vous diront qu'elle calme et crée une sensation de relâchement. Cela ne signifie pas pour autant qu'elle est efficace pour traiter les insomnies. Jusqu'à présent, aucune preuve ne permet d'affirmer ce point avec certitude.

Comme pour la valériane, les interactions médicamenteuses sont possible. Comme la valériane, elle peut inhiber l'enzyme cytochrome P450 3A4... et potentiellement accroître le taux sanguin des médicaments métabolisés par cette enzyme. Il est cependant trop tôt pour affirmer que la camomille allemande présente ces effets sur l'humain. Prudence lorsque des signes d'interactions se présentent chez les personnes qui prennent ce produit.

Point pratique : avertir les personnes allergiques à l'ambroisie ou aux plantes comparables comme la pariétaire, qu'elles peuvent être également allergiques à la camomille allemande.

Passiflore (ou fleur de la passion) : c'est une plante utilisée très couramment pour traiter les troubles du sommeil, et cela depuis très longtemps. En 1978, elle a été retirée du marché US en raison de manquements de sécurité et d'efficacité insuffisante. Elle est maintenant commercialisée sous forme de complément alimentaire, sous diverses formes galéniques (comme les tisanes par exemple). La passiflore semble provoquer la sédation, en agissant sur les récepteurs aux benzodiazépines.

Le kava est un traitement connu pour traiter l'anxiété. Cependant, elle est également utilisée pour les insomnies. Elle présente des propriétés sédatives et a montré son efficacité pour l'anxiété.

Attention à cette plante soupçonnée d'avoir provoqué 60 cas d'hépato-toxicité. La kava reste interdite dans de nombreux pays, dont le Canada.

Mon conseil: ne pas l'utiliser!

Point pratique :

Ne pas combiner les plantes ou compléments naturels avec des médicaments conventionnels pour dormir. Ces combinaisons peuvent provoquer une sédation excessive et des problèmes cognitifs.

Gemmothérapie : La gemmothérapie utilise les bourgeons et les jeunes pousses de plantes et d'arbres pour traiter les maladies courantes. Bien que les études concernant l'efficacité et la sécurité de la gemmothérapie n'aient pas été réalisées, la « gemmo » est de plus en plus populaire parmi les personnes qui s'en servent.

Les bourgeons de figuier sont utilisés pour les personnes ayant des difficultés à trouver le sommeil. Les bourgeons de tilleul associés aux jeunes pousses de genièvre sont intéressants pour les victimes de réveils nocturnes. L'aubépine (Crataegus oxyacantha) est également utilisée pour les personnes atteintes de problèmes cardiaques mineurs.

Attention toutefois aux interactions médicamenteuses, dans la mesure où elles n'ont pas été étudiées. L'utilisation à long terme de ces produits pose également question.

Aromathérapie et hydrolats : les huiles essentielles sont utilisées en diffusion ou en massage en association avec des huiles végétales. Les hydrolats sont utilisés oralement. Ces produits ont su se faire une place de choix parmi les tenants des médecines naturelles. Nous entendons tous les jours des témoignages très positifs sur le sujet.

Lavande vraie ou lavandin, tout comme le petit grain bigarade sont dotés d'un effet sédatif certain. Ces parfums rappelant l'enfance ou les vacances au bord de la méditerranée apportent calme et sentiment de relaxation. Ils aident ainsi à gagner la sérénité nécessaire pour trouver le sommeil.

Antidépresseurs

Des antidépresseurs sédatifs à faible dose sont parfois prescrits pour les personnes souffrant d'insomnie. Ils sont utilisés pour les personnes qui se réveillent durant la nuit... et particulièrement si elles souffrent de dépression. Ces antidépresseurs comprennent l'amitriptyline, la doxépine et la trazodone.

Millepertuis : Le millepertuis est une plante réputée pour ses propriétés antidépressives. Elle est efficace contre la dépression faible ou modérée.

Garder en tête, même si cela semble contradictoire, que le millepertuis est un stimulant pour certaines personnes. En fait, un de ses effets secondaires les plus fréquents est l'insomnie ! Ne pas prendre cette plante à moins d'être sûr de ne pas être affecté par ces effets.

Les interactions médicamenteuses sont également un problème MAJEUR de l'utilisation du millepertuis. C'est un INDUCTEUR puissant de l'enzyme cytochrome P450 3A4 (contrairement à la valériane ou la camomille allemande qui sont des inhibiteurs). Elle peut donc faire chuter les niveaux sanguins et l'efficacité d'un grand nombre de médicaments : dont les inhibiteurs de la protéase de l'HIV, des inhibiteurs de la transcriptase inverse non-nucléoside, des contraceptifs oraux, la cyclosporine, certaines statines, et de nombreux autres médicaments.

Les études concernant ces interactions n'étant pas totalement exhaustives, consulter un professionnel avisé si vous souhaitez prendre du millepertuis alors que vous êtes sous traitement médicamenteux.

Point pratique : les femmes prenant du millepertuis utilisant des contraceptifs oraux doivent changer leur méthode de contraception. Le millepertuis peut faire chuter l'efficacité des contraceptifs, ce qui peut engendrer une grossesse non souhaitée.

Antihistaminiques

En plus des médecines naturelles, de nombreux patients traitent leur insomnie à l'aide de remèdes hors ordonnance. Après avoir tenté le doliprane, ils utilisent le plus souvente les antihistaminiques déphenhydramine et doxylamine. Ces médicaments présentent des effets sédatifs, mais sont moins efficaces que les benzodiazépines. Ils peuvent également provoquer des effets secondaires anticholinergiques... comme l'hypotension orthostatique, la rétention urinaire, et la confusion, un problème très sérieux pour les personnes les plus âgées. Ils peuvent également provoquer, et là encore, cela peut sembler contradictoire, des difficultés de sommeil.

Bien que certaines plantes ou huiles essentielles présentent des propriétés antihistaminiques, elles ne sont pas utilisées traditionnellement pour le sommeil. Notre expérience montre qu'elles peuvent s'avérer efficaces, notamment sur les terrains inflammatoires.

Divers

Mélatonine : c'est l'un des compléments les plus connus pour traiter les troubles du sommeil. Il est essayé par de nombreuses personnes même si son efficacité reste controversée. La mélatonine est une hormone naturelle produite par la glande pinéale. La mélatonine endogène régule les rythmes circadiens. L'obscurité stimule la sécrétion de mélatonine et la lumière l'inhibe. Les niveaux de mélatonine semblent plus faibles que la normale chez les patients atteints d'insomnie.

La recherche clinique montre que la mélatonine améliore l'insomnie chez les personnes âgées, en particulier si les niveaux de mélatonine sont faibles. Les patients les plus jeunes décrivent une amélioration subjective de la qualité de leur sommeil. Mais la mélatonine ne semble pas améliorer les caractéristiques objectives du sommeil, comme le temps d'endormissement chez ces patients. Des études montrent que les niveaux de mélatonine sont plus faibles que la normale chez les personnes atteintes d'insomnie.

La mélatonine est donc intéressante pour les personnes d'âge mûr. Si vous souhaitez essayer, il est important de commencer par le prendre sur une courte période. Si cela ne fonctionne pas après quelques semaines d'utilisation, il n'est pas nécessaire de continuer.

Point pratique :

Si vous avez des difficultés à vous endormir, opter pour une mélatonine à libération rapide. Si vous avez des difficultés à rester endormi, optez pour la mélatonine à libération lente.

Les précurseurs de la mélatonine sont également utilisés pour l'insomnie... Le L-tryptophane et le 5-HTP. Un acide aminé, le L-tryptophane passe la barrière hémato-encéphalique. Il est alors converti en 5-HTP dans certaines structures cérébrales. Survient alors le processus de conversion en sérotonine, puis, pour une partie... en mélatonine. La prise de L-tryptophane ou la la prise de 5-HTP vers 17 heures peuvent donc être intéressantes pour certaines personnes atteintes d'insomnies. Opter pour cette voie nécessite la consultation d'un naturopathe car les embuches sont nombreuses...

La cerise : est également intéressante pour les cas d'insomnie légère. En effet, elle contient de la mélatonine, mais en faibles quantités. Les recherches cliniques montrent que la consommation de 230 grammes d'un jus de cerise spécifique durant 14 jours améliore de manière significative certaines mesures objectives du sommeil, en comparaison avec le placebo chez les adultes âgés de 65 ans atteints d'insomnie chronique. La consommation de jus de cerise améliore le sommeil et réduit les temps de réveil. Le temps de latence du sommeil reste cependant le même.

L'Eschscholzia : le pavot de Californie (ou eschscholzia) est utilisé pour l'insomnie, la sédation, l'agitation nerveuse, l'énurésie chez les enfants, etc. Le pavot de Californie contient des alcaloïdes comme la californidine, l'escholtzine ou l'aporphine 3. Ces composés sont capables de se fixer sur les récepteurs de la sérotonine : 5-HT (1A), ce qui explique leur efficacité sur les troubles du sommeil.

Coenzyme Q10 : Ce composé essentiel pour le fonctionnement de la centrale énergétique des cellules semble aider les personnes atteintes d'insomnie en lien avec l'insuffisance cardiaque. Plusieurs types d'insuffisances cardiaques se manifestent par de la dyspnée nocturne. L'utilisation de coenzyme Q10 comme traitement adjuvant fait chuter la dyspnée, ce qui peut induire une amélioration du sommeil. Le coenzyme Q10 est intéressant chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque. Mais l'auto-médication n'est pas une bonne solution pour cette maladie sérieuse. En parler à son médecin, puis consulter un naturopathe est indispensable.

Conclusion

Mal dormir est rarement un motif de consultation médicale. Les personnes qui en souffrent préfèrent opter pour l'auto-médication avec des médicaments hors-ordonnance ou des médecines naturelles. Si vous utilisez des médicaments hors-ordonnance, ou des médicaments naturels, attention à ne pas les utiliser de manière chronique, au long cours. Après l'utilisation sur de longues périodes et l'arrêt brutal de ces produits, une insomnie rebond peut survenir. Elle devient alors plus résistante aux traitements.

Attention également aux interactions médicamenteuses. Une plante, tout comme un médicament, peut créer des interactions médicamenteuses.

Les études manquent pour étayer les compléments et les plantes pour traiter l'insomnie.

A cet égard, citons l'exemple de la mélatonine. Si elle n'est pas appropriée pour toutes les personnes atteintes d'insomnie, elle peut être intéressante chez les personnes atteintes d'insomnie, en particulier chez les plus âgées.


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